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9/11/2009

L'OEUVRE DE DIEU

(1 Timothée chapitre 1, versets 1 à 14)

Nul doute que ces quelques versets s’adressent à nous tous! Combien de temps perdons-nous en discussions vaseuses, en interprétations personnelles, en pensées futiles voir même inutiles.

Paul nous exhorte ce matin à faire avancer l’œuvre de Dieu. Mais quelle est l’œuvre de Dieu?

Hier, je me suis arrêté à la librairie pour bouquiner un peu. J’en suis ressorti avec les confessions de Saint-Augustin mais pendant que je regardais dans les rangées qui parlent de spiritualité, j’ai vu un livre qui s’intitule : Jean 3.16. Je dois admettre que pour un chrétien comme moi, c’est un titre accrocheur. J’ai ramassé le livre et j’ai lu quelques pages. L’auteur, un chrétien protestant américain, décortique ce verset de long en large mais moi, ce qui m’a marqué et la raison pour laquelle je vous en parle ce matin, c’est que toute l’œuvre de Dieu est résumée dans ce seul verset.

Jean 3.16 : Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle.

Je ne voudrais pas choquer mon évêque mais le protestantisme à ca de bon, il nous enseigne à aimer, voir même chérir la bible. Il nous enseigne que Jésus veut avoir une relation personnelle avec chacun d’entre nous, il nous enseigne le paradis et l’enfer, il nous enseigne crument et parfois avec très peu de tact que notre destinée éternelle ne dépends de nous qu’en ce qui attrait au choix que nous faisons dans notre cœur d’accepter la rédemption offerte par Dieu et ce verset de Jean vient nous rappeler qui prends toute les initiatives.

CAR DIEU A TANT AIMÉ LE MONDE. Dieu est celui qui prend la première initiative, celle de nous aimer. Tous, sans exceptions, tous, de façon collective et individuelle à la fois.

QU’IL A DONNÉ SON FILS UNIQUE. Dieu prend encore une fois l’initiative de Donner son fils et le fils accepte de devenir la seconde initiative de Dieu. Le fils se donne lui-même a son père qui dans un même élan se donne tout entier au monde par le fils qui est donné et qui se donne.

AFIN QUE QUICONQUE CROIS EN LUI. Dieu ne nous demande pas grand chose, il nous demande de croire et Paul, dans sa lettre de ce matin, nous demande de demeurer simples dans notre façon de vivre l’évangile.

NE SE PERDE PAS. Dieu veut que nous échappions au destin que nous nous sommes crée et il veut que nous y échappions par lui, grâce a lui, pour lui!

MAIS AIE LA VIE ÉTERNELLE. Dieu ne veut pas seulement nous faire sortir de l’enfer que nous nous sommes crée mais il veut aussi nous faire entrer en lui, c’est à dire en vie éternelle.

Alors, si nous revenons a notre petite réflexion de ce matin, nous savons maintenant que l’œuvre de Dieu c’est Jésus Christ. Jésus christ est le commencement et la fin de l’œuvre de Dieu, il est la plénitude de cette œuvre il est l’accomplissement de Dieu dans l’éternité de son œuvre.

Ce même Jean qui écrit que Dieu a tant aimé le monde… est aussi celui qui dit :

Au commencement était le Verbe,

et le Verbe était auprès de Dieu,

et le Verbe était Dieu.

Et Paul nous rappelle que nous devons nous limiter à ce qui est essentiel en nous disant : Ce que je veux avec cette mise en garde, c’est l’amour qui naît d’un cœur pur, d’une conscience droite et d’une foi sans mensonge.

L’évangile de ce matin (Luc chapitre 6, versets 39 a 42) nous introduit dans cette vérité plus en profondeur quand Luc nous dit qu’un Aveugle ne peut conduire un aveugle parce que les deux tomberont dans la fosse. Je suis cet aveugle, nous sommes tous cet aveugle et Jésus est nos yeux pour regarder le père et son œuvre. Il n’y a que par lui que le voile tombe et nous permet de devenir de bons guides mais comme Paul nous en averti, il ne faut pas se perdre en digressions de mots et il ne faut pas tomber dans le piège de croire que nous possédons la vérité.

La Vérité c’est Jésus Christ et Paul nous disait qu’il n’avait d’autres prétentions que celle d’annoncer Jésus Ressuscité. Nous devons faire de meme et suivre ce modèle que la bible nous présente à travers Paul de Tarse.

Tournons nos regards vers Jésus et prenons le temps de savourer sa paix en nous. Il est venu pour nous libérer de nos chaines, il est venu nous montrer le chemin, il est venu pour toi, pour moi, pour nous tous et il veut que nous l’aimions dans la simplicité de l’amour qui nait d’un cœur pur, d’une conscience droite et d’une foi sans mensonge.

Il nous accueille dans toutes nos faiblesses et nous demande d’abandonner les comportements qui font de nous ses ennemis pour adopter des comportements d’amour envers lui et le prochain.

Laissons la simplicité de Jésus habiter notre cœur et ne perdons pas notre temps à vouloir convaincre les aveugles que notre vue a nous est meilleure que la leur. Ce faisant, nous éviterons bien des pièges et personne ne tombera dans la fosse.

Jean-Christian

9/10/2009

TOUT EN TOUS

(Colossien chapitre 3, verset 16 a)

Comme je me limite à de cours textes pour exprimer ce que mon esprit conçoit quand je lis un passage biblique, je me limite aussi à de cours passages à méditer.

Il est important de se laisser imprégner par la parole de Dieu et je vous suggère d’utiliser ces cours passages d’évangile comme des mantras à répéter toute la journée ou du moins jusqu'à votre prochaine lecture.

Chaque mot de la Bible possède une force inimaginable et il est crucial pour chaque croyant de se laisser imprégner par le message qui y est véhiculé.

Ce matin je vous propose une partie de verset et je vous en ai donné plusieurs traductions:

Version Bible des peuples : Que la parole du Christ habite chez vous et y soit au large.

Version Bible de la liturgie : Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse.

Version Bible de Jérusalem : Que la Parole du Christ réside chez vous en abondance.

Version Bible TOB : Que la Parole du Christ habite parmi vous dans toute sa richesse

Ce qui me fascine c’est que malgré les traductions, il y’a toujours un fil conducteur qui demeure le même et j’ai voulu vous partager ce fil conducteur pour faire suite a mon texte d’hier ou je mentionnais que les versions de la bible diffèrent très peu sur le fond et que le message demeure toujours le même.

Que la parole du Christ habite (réside) chez vous dans toute sa richesse (En abondance, et y soit au large.)

Que la parole du Christ habite chez moi? Que le Christ habite chez moi? Que ses richesses habitent en moi? Qu’elles y soient en abondance et s’en aille au large?

Plein de questions et plein de réponses. Dieu veut habiter chez moi. Pas dans ma maison, pas sur mon terrain, chez moi, dans mon cœur.

Un jour, un ami me disait : le seul terrain qui m’appartient c’est celui ou mes deux pieds sont posés. Ca m’a fait réfléchir parce que je peux être délogé de n’ importe où mais on ne pourra jamais me déloger de sur mes deux pieds sauf si on me les coupes et la, mes fesses prendront la relève.

Ce verset me parle aussi de plénitude, de richesse, d’abondance! Dieu ne veut pas seulement habiter un peu, il ne veut pas seulement prendre des vacances dans mon cœur, il veut habiter pleinement mon être entier, il veut prendre toute la place, il veut devenir tout en moi.

C’est un peu effrayant de constater que Dieu veut prendre toute la place. Une vue d’extérieur nous porterait à croire que dieu veut nous changer, qu’il veut que nous devenions quelqu’un d’autre, que Dieu est envahissant!

Dieu veut se répandre en nous comme le sucre dans l’eau Chaude. Le sucre n’enlève rien a l’eau, au contraire, il lui donne une propriété de plus, il la rend douce au gouter et chaleureuse pour la gorge.

Dieu veut être le sucre de notre vie, le miel de nos pensées!

La société individualiste d’aujourd’hui nous pousse à rejeter toute forme de soumission! Alors nous avons des familles déchirés, des Locke out d’entreprises, des factions humaines qui se battent a mort pour avoir raison, des pouvoirs politiques et religieux qui s’entremêlent dans des bains de sang, des sociétés déséquilibrées qui ressemblent de plus en plus au chaos que Lucifer a voulu créer. Nous avons un monde ou l’appât du gain pousse l’homme à devenir animal! Même plus animal que l’animal… Quand l’animal a fini de se nourrir, il partage! L’homme ne fait même pas ca!

Bon, je ne veux pas partir sur une dérive socio-politico-religieuse alors revenons en a cette parole qui doit habiter nos cœurs en plénitude!

C’est un peu l’Objectif de mon texte de ce matin! Me laisser habiter par la parole. Trop souvent, notre esprit se laisse habiter par toute sorte de pensées et pour contrer cette tendance, il faut laisser Dieu habiter notre cœur, notre esprit, notre vie et, un moyen pour y arriver, c’est de méditer de courts versets pendant une période de temps jusqu'à s’en laisser imprégner au plus profond de notre être.

Voici une courte parole que je trouve magique et qui est réparatrice dans tous les moments de ma vie. Un vieux sage me l’avait un jour partagé et je m’en sers encore quand c’est nécessaire.

Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu Vivant, aie pitié de moi. Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu Vivant, aie pitié de moi. Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu Vivant, aie pitié de moi…

Ces paroles ne vous apporteront pas la richesse ou la gloire mais elle vous apporteront la Paix à chaque fois que vous les prononcerez.

Jean-Christian

9/08/2009

LE CHEMIN

(Colossien Chapitre 2, verset 6)

Quand j’ai ouvert ma bible ce matin, la lettre aux Colossiens ouvrait les lectures de la messe de ce mardi de la 23ième semaine du temps ordinaire Année(B). Je me fais un devoir d’écrire quelques textes par semaine afin de toujours continuer ma méditation. De fait, je ne vous l’ai probablement jamais dis mais j’écris surtout pour moi et je suis le principal lecteur de mon site Web.

Revenons à la lecture de ce matin! À l'origine, lettre écrite par l'apôtre Paul aux Colossiens après la visite d'Épaphras, évangéliste de l'Église de Colosses (Col. 1:7–8). Épaphras dit à Paul que les Colossiens tombaient dans une grave erreur : ils pensaient qu'ils étaient meilleurs que les autres parce qu'ils observaient soigneusement certaines ordonnances extérieures (Col 2:16), s'imposaient certaines mortifications et adoraient les anges (Col 2:18). Ces pratiques donnaient aux Colossiens le sentiment qu'ils se sanctifiaient. Ils avaient aussi l'impression de mieux comprendre les mystères de l'univers que les autres membres de l'Église. Dans sa lettre, Paul les reprend en enseignant que la rédemption n'est possible que par le Christ et que nous devons faire preuve de sagesse et le servir.

Revenons au verset de ce matin que j’ai pris dans la traduction Catholique (Bible des peuples)

6 Puisque vous avez accepté le Christ Jésus comme le Seigneur, prenez son chemin.

J’aurais pu me faire envoyer une claque en plein visage et je n’aurais pas été plus sonné! Je n’ai même pas lu le reste de la lecture de ce matin tellement je suis resté abasourdi devant ces quelques mots de Paul.

Il est évident que Paul ne parle pas à des étrangers de la parole de Dieu mais a des gens qui ont connu la parole de Vérité enseignée par Jésus et il leur balance en plein visage la seule vérité possible.

Ca me fait penser à mon texte : Sorti de l’enfer, qui est disponible sur ce site et qui parle de la cigarette. Une fois que j’ai compris tout ce que la cigarette détruisait dans ma vie, je n’avais d’autre choix que d’arrêter et c’est ce que j’ai fait.

Paul nous parle de nous tous qui avons accepté Jésus comme Christ et Seigneur de notre vie et il nous dit que puisque nous l’avons accepté dans notre vie, nous n’avons d’autre choix que de suivre le chemin qu’il nous a tracé. Dieu ne se perds pas en conversations inutiles et le peu de mots utilisés dans ce verset vient trancher notre esprit avec une force incommensurable et une précision chirurgicale.

Je vous ai déjà fait mention que je ne suis pas un lettré de haut niveau et que mes connaissances bibliques tiennent d’une quinzaine d’années de lecture assidu de la bible et des pères de l’église accompagné d’une volonté toujours renouvelé de faire la volonté de Dieu. Ce qui me fascine dans la lecture quotidienne de l’ancien et du nouveau testament, c’est cette capacité qu’ont les saintes écritures à ouvrir notre cœur et notre esprit à Dieu. Au début, j’ai crus qu’une version était meilleure que les autres, qu’une religion était meilleure que les autres, qu’un jour j’aurais fini de comprendre la bible et qu’elle ramasserait la poussière sur une tablette de ma bibliothèque mais je me suis trompé.

A ce jour, je possède au moins 7 versions différentes de la bible. Quatre d’entres elles sont Catholiques et trois sont protestantes. Aucune n’est meilleure que les autres, elles sont toutes les reflets de leur époque mais en même temps, je m’attache à certaines versions plus qu’a d’autres. Je préfère la bible des peuples pour sa simplicité, puis vient la TOB pour son exactitude et la Louis second pour son coté poétique.

Si je vous parle de tout ca, c’est que je crois que la bible nous enseigne le chemin, celui dont nous parle Paul dans son verset 6 de la lettre aux Colossiens. Je crois que la bible nous permet de Découvrir Dieu, son fils Jésus et la conduite qu’ils nous demandent d’adopter envers eux et le prochain.

Vous savez, accepter Jésus n’est pas un acte unique qu’on peut sceller dans le temps. Accepter Jésus, c’est renouveler ce vœu chaque matin, chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde de notre vie. Ca peux sembler exigent mais en fait ca ne l’est pas. C’est tout le contraire qui se produit quand nous acceptons de marcher avec Jésus. Notre vie devient moins pesante et, comme disait une amie a moi dans un de ses textes, lui remettre notre fardeau, c’est alléger notre barque.

En même temps, il faut être conscient que notre Égo en prendra pour son rhume parce que suivre Jésus signifie que nous cessons de nous mettre au premier plan et que nous le mettons lui au premier plan. Ca signifie que nous nous engageons à changer de comportement et à vivre l’évangile dans nos vies, ca signifie que nous acceptons de nous regarder dans le miroir de Dieu pour polir nos imperfections.

Tout le monde peut se dire croyant mais qui l’est vraiment? Celui qui, puisqu’il a accepté Jésus Christ dans sa vie, choisi de prendre le chemin tracé par lui.

Voyez-vous la force de ce verset? Voyez-vous combien Quelques mots pris dans la parole de Dieu peuvent venir changer une vie entière? Comprenez-vous maintenant ce que veulent dire ces mots :

6 Puisque vous avez accepté le Christ Jésus comme le Seigneur, prenez son chemin.

Du manipulateur que j’étais, Dieu veut faire de moi un homme droit, du menteur que j’étais, Dieu veut faire de moi un homme honnête, du débauché que j’étais Dieu veut faire de moi un homme sobre et fidèle, du calomniateur que j’étais, Dieu veut faire de moi un homme respectueux, etc.… Dieu veut se servir de tout ce que j’étais pour faire de moi un homme vertueux digne d’être appelé son fils car vertueux ou non, je suis quand même son fils mais tant que je ne retourne pas a la maison de mon père, tant que je reste dans le monde des plaisirs éphémères, je ne peux pas gouter a sa présence parce qu’il ne s’imposera pas a moi. Le film joue au cinéma, la parade passe dans les rues, le soleil se lève et les étoiles disparaissent le matin pour laisser la place au jour mais si je choisi de ne pas aller voir le film, de ne pas participer a la parade ou de ne pas regarder le lever du Soleil, personne ne me l’imposera et je ne saurai peut-être même pas que je suis passé a coté de quelque chose de grand.

Dans ce cas ci, on parle de notre destinée éternelle! C’est tout un long métrage! A ne pas manquer c’est certain.

Jean-Christian

9/04/2009

LE JEÛNE

Ce Matin, les lectures sont remplies de passion pour Jésus, spécialement la lettre aux Colossiens dont je cite l’extrait.

(Colossiens 1, 15 à 20)

Le Christ est l’image du Dieu invisible, le premier-né par rapport à toute créature,
car c'est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur la terre, les êtres visibles
et les puissances invisibles : tout est créé par lui et pour lui.
Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui.
Il est aussi la tête du corps, c'est-à-dire de l'Église. Il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, puisqu'il devait avoir en tout la primauté.
Car Dieu a voulu que dans le Christ
toute chose ait son accomplissement total.
Il a voulu tout réconcilier par lui et pour lui, sur la terre et dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix.

Aujourd’hui, l’église nous propose l’évangile de Luc. (Luc 5, 33 à 39) Dans cet évangile, Jésus confronte les gens qui viennent pour lui reprocher, à lui et à ses disciples, de ne pas suivre la tradition qui veut qu’on jeûne à certaine période de l’année. Jésus n’est pas contre le jeûne, loin de la, lui meme a jeuné dans le désert et il a meme dit a ses disciples que certains démons ne peuvent être expulsés que par le jeûne et la prière. Alors, pourquoi leur répond-il ainsi. Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux ?

Qui est l’époux? Dans l’ancien testament, c’est Dieu. (Voir le cantique des cantiques). Alors, Jésus, connaissant leurs cœurs et sachant que la question qui lui est posée ne lui est pas posée pour les bonnes raisons mais plutôt pour le mettre en boite, il leur répond par une vérité que même leurs cœurs étroits peuvent comprendre. En d’autres mots, est-ce le temps de Jeûner quand Dieu nous convie a son banquet, avons-nous quelques tristesses à avoir pendant que nous sommes en présence du fils de Dieu, voir de Dieu lui-même?

Puis il avise ses disciples qu’ils vivront tous un jeûne quand il retournera vers son père. Cet évangile me fait penser à l’ecclésiaste (Chapitre 3, 1 à 11) qui disait :

Il y a un moment pour tout,
et un temps pour chaque chose sous le ciel :
un temps pour engendrer,
et un temps pour mourir ;
un temps pour planter,
et un temps pour arracher.
Un temps pour tuer,
et un temps pour soigner ;
un temps pour détruire,
et un temps pour construire.
Un temps pour pleurer,
et un temps pour rire ;
un temps pour gémir,
et un temps pour danser.
Un temps pour lancer des pierres,
et un temps pour les ramasser ;
un temps pour s'embrasser,
et un temps pour s'abstenir.
Un temps pour chercher,
et un temps pour perdre ;
un temps pour garder,
et un temps pour jeter.
Un temps pour déchirer,
et un temps pour recoudre ;
un temps pour se taire,
et un temps pour parler.
Un temps pour aimer,
et un temps pour haïr ;
un temps pour faire la guerre,
et un temps pour faire la paix.

Je crois que nous devons apprendre de cet évangile qu’il y’a une différence entre l’être et le paraître et nous questionner sur les motifs intérieurs qui nous font prendre des décisions. Il faut aussi nous demander quels sont les motifs qui nous poussent à juger l’autre.

Les pharisiens qui questionnaient Jésus ne comprenaient pas ce que les disciples de Jésus vivaient au même titre que les non-croyants d’aujourd’hui ne comprennent pas ce que nous, Chrétiens, vivons a l’intérieur de nous.

Jésus nous prépare toujours en même temps qu’il pousse l’autre à réfléchir. Il nous prépare à jeûner pendant qu’il tente d’ouvrir le cœur de l’autre à sa présence, il nous prépare à vivre dans les difficultés et les peines de cette vie avec confiance car le jeûne n’existerait pas si l’abondance de nourriture ne lui succédait pas.

Apprendre à voir les réalités d’en haut pour mieux apprécier celles d’ici bas.

Un exemple me vient en tête pour illustrer ma pensée.

Noel est un moment fantastique pour célébrer l’amour. Hormis le fait que c’est jour de la fête de la naissance du Christ, il y’a toujours le sapin, les cadeaux, la bouffe, la famille, etc.… Je crois que, nous, chrétiens, devrions toujours avoir ce regard qu’ont les enfants quand ils sont en attente du moment où ils pourront ouvrir leurs cadeaux. Ils vivent ce fébrile moment d’attente avec impatience et émerveillement, ils vivent ce moment comme si c’était le dernier et rien ne peut dépasser le regard d’un enfant quand son parent lui dit que c’est l’heure et qu’on va commencer à déballer le premier cadeau.

Notre cadeau a nous c’est Jésus Christ, notre moment d’attente et de jeûne, c’est la vie sur terre, nous savons déjà ce qui nous attends dans l’éternité et quelquefois, Dieu vient nous consoler dans notre impatience d’arriver a ce moment crucial ou nous traverserons le voile pour le voir face a face.

Soyons patients et lents à condamner ce que nous ne connaissons pas. Ne sommes nous pas ces outres neuves a l’intérieur duquel le vin nouveau de la vie éternelle coule sans fin? Ne nous laissons pas briser par le monde et ses apparences mais laissons plutôt Dieu habiter en nous et nous revêtir de ses plus beaux habits.

Amen.

Jean-Christian

9/03/2009

PIERRE

(Luc 5, 1 a 11)

Je suis un pécheur, éloigne-toi de moi!

Pierre réagis par un acte de contrition devant la grandeur de l’action posée par Jésus.

Jésus enseigne a des gens, Jésus s’approche de la barque de Pierre, Jésus enseigne a nouveau, Jésus demande a Pierre de s’éloigner du rivage et de jeter les filets, Pierre Fait ce que Jésus demande et Pierre est récompensé immédiatement. Pierre constate la grandeur du miracle et comprends son incapacité à faire de meme. Pierre s’agenouille aux pieds de Jésus et reconnais sa petitesse. Jésus le relève et l’introduit dans la vérité en l’Invitant à le suivre. Pierre lâche tout pour suivre Jésus et ses compagnons font de meme.

Quel enseignement condensé tu veux nous faire vivre dans ce cours passage d’évangile Seigneur. Tu choisis d’abord a qui tu t’adresse pour accomplir une tache, puis tu t’adresse au chef du groupe, puis tu ouvres son cœur a ton message et tu l’introduits dans la vérité. Cette démarche a été entamée par toi et elle se terminera aussi par une action posée par toi. Tu es le commencement et la fin de toute chose, tu es celui qui marche et celui qui est le chemin, celui qui nourri le corps avec du poisson et celui qui nourri l’esprit avec ta parole.

J’ai remarqué dans ce passage que Pierre s’en fous des poissons une fois qu’il a touché a ton mystère. La nourriture pour le corps n’a plus aucune importance pour lui. La nourriture que tu lui proposes est d’un tout autre ordre, elle est source de vie éternelle en lui et il l’a bien senti au contact de ta parole, de tes gestes, de toi! Oui, juste le fait d’être en contact avec toi lui a permit de porter un regard neuf sur la vie et de s’engager a ta suite dans un élan spontané du cœur. Il aura bien des moments difficiles et il fera encore plusieurs erreurs mais la conversion s’est opérée en un instant et le grand nettoyage est commencé.

Chez les A.A. ils apprennent que le premier pas vers la guérison c’est l’acceptation de sa maladie!(J’ai un problème de boisson et je ne sais pas comment m’en sortir.) Dans ce cas ci, Pierre accepte son état de pécheur devant Dieu et vient de faire le premier pas vers la guérison intérieure. Nous, comme Chrétiens devrions sans cesse avoir un miracle ou deux à regarder. Dieu m’a libéré de ci ou ca, Dieu m’a donné l’idée de génie au bon moment, Dieu m’a donné la patience nécessaire, J’étais la au bon moment grâce a Dieu, etc.… Vous savez, ces petits miracles qui nous arrivent chaque jour et qu’on oublie rapidement.

Pierre était pêcheur de métier, ce n’étais pas un si grand miracle de pêcher du poisson parce que Jésus était dans la barque. A la limite, on aurait pus attribuer ca au hasard mais pour Pierre c’était plus que ca! Il venait de passer la nuit sans rien prendre, il était probablement a bout de force, il était découragé et c’est la que Jésus arrive! Jésus n’aurait jamais pu relever Pierre si pierre n’était pas tombé et tant que Pierre comptait sur son expérience, son talents, ses forces, il ne prenait aucun poisson mais a partir du moment où il a choisi de laisser les guides a Jésus, il a obtenu l’abondance et plus encore.

Quel beau passage pour nous enseigner la Foi et l’espérance. Ne demeurons pas sourds aux appels du tout puissant et tout comme Pierre, lâchons prise et suivons Jésus sur le chemin de la Vie.

AMEN

Jean-Christian

9/02/2009

LES POSSÉDÉS

(Luc 4, 31 à 37)

Quand j’ai lu ce texte hier matin, j’ai tout de suite pensé au monde d’aujourd’hui comme étant ce possédé, celui qui dit : Es-tu venu pour nous perdre?

Nous vivons dans un monde possédé par le Diable et ce monde a peur de Dieu et de sa lumière. Les possédés avec la bave qui coule, la tête qui tourne à l’ envers, les injures qui sont proférés, etc.… Ca existe mais c’est plutôt rare. Pourquoi Le diable perdrait-il son temps avec une seule âme quand il peut en détruire tout un paquet en même temps.

Je ne veux pas paraître plus eschatologique qu’il ne se doit mais il faut quand meme admettre que notre monde est à la dérive et que nous voyons avec nos yeux l’œuvre de Satan.

Ce qui est aussi marquant dans ce texte, c’est le changement radical qui s’est produit dans le possédé après avoir été en contact avec Jésus. Jésus, par sa seule présence, a chassé le démon et l’homme est devenu sain.

C’est ce que Jésus nous propose à tous les jours de notre vie et il nous laisse libre de le choisir ou non. Nous pouvons le regarder avec crainte et tremblement parce que nous savons que l’heure du jugement arrive à grand pas mais nous pouvons aussi le regarder avec l’amour et la reconnaissance qui provient d’un cœur qui sait qu’en Jésus, le Diable n’a aucune prise.

Croire que c’est seulement l’autre qui peut être possédé c’est marcher avec des ornières, c’est refuser de voir le mal qui nous habite et c’est penser que nous pouvons nous en sortir sans l’aide du Tout puissant. Le mal fait partie intégrante de chaque être humain et cette dualité présente en nous peut faire balancer tout notre être sur un axe ou un autre.

Si je choisis de marcher avec Jésus, je serai confronté à ma faiblesse mais j’aurai les outils pour m’en sortir. Si je choisi de marcher avec le diable, alors je ne vivrai pas cette confrontation mais je deviendrai ce possédé dont l’évangile nous parle et je rejoindrai tous ces possédés qui habitent notre monde et qui croient que ni Dieu, ni le Diable ne sont présents pour influencer le cours de notre existence. Je serai alors comme Satan qui a dit : Dieu a-t-il vraiment dis cela?

Demandons à Dieu ce matin de nous rendre capable de lui, de nous rendre capable d’amour. Demandons lui aussi de hâter notre conversion intérieure afin de nous libérer des chaines du Diable et d’assainir nos âmes au contact de la parole de Dieu et de la prière. Ne demeurons pas ces possédés avides d’argent, de gloire, d’égo, de convoitise, de dérèglements, avides du Diable! Demeurons dans l’amour de Dieu et méditons chaque jour sa parole afin d’apprendre à connaître celui qui peut nous délivrer de nos chaines.

Jean-Christian

9/01/2009

DISCERNEMENT

Savoir discerner…

Dernièrement, j’appliquais sur un poste au sein d’un mouvement diocésain dont je fais partie depuis quelques années. J’ai déjà occupé et occupe encore différentes fonctions au sein du mouvement.

Les différents témoignages ainsi que les catéchèses données en paroisse m’ont ouvert les yeux sur les talents que je possède et la façon dont je dois m’en servir pour évangéliser au sein de l’église.

Une de mes force est de rendre accessible les paroles de notre Seigneur Jésus sans les dénaturer.

Quand j’ai appris que je n’avais pas ce nouveau poste pour lequel j’appliquais, je me suis demandé ce que ca signifiait et ce que je devais faire pour que la volonté de Dieu s’accomplisse dans ma vie.

Puis, j’en ai parlé a mon curé… Ben oui quoi! Il semble qu’il soit approprié d’avoir un directeur spirituel et moi, j’ai choisi mon curé quoi que des fois, je me demande si il n’est pas aussi une soupape… Enfin! Curé multitâches.

Alors, pour en revenir au discernement, j’attendais que mon évêque discerne si oui ou non il me voyait dans cet emploi que je réquisitionnais et il semble (Je dis il semble parce qu’il ne m’a pas appelé pour me donner sa réponse mais celui qui a eu la job nous sera présenté la semaine prochaine.) que je n’aie pas été retenu.

Voilà le moment précis ou Dieu me demande a moi de discerner… J’ai devant moi plusieurs choix. Des portes se ferment, des portes s’ouvrent et je dois faire des choix. Notre évêque me dit non pour évangéliser une vingtaine d’adulte a la fois et mon Curé me demande d’évangéliser plus de 300 enfants et adultes au cours de l’année a raison de quelques heures par semaine.

Que dois-je penser? Mon Curé est ma principale référence sur mon C.V. et L’évêque est son patron…

2 + 2 ont toujours fait 4 et ma réflexion me pousse non pas à questionner les choix de notre diocèse mais plutôt les endroits ou Dieu veut me voir agir comme ferment d’évangile.

Non pas ce que je veux mais ce que Dieu veut.

Mon Égo aurait tendance à exprimer sa déception et son incompréhension mais la vérité c’est que ce n’est pas moi qui décide, c’est Dieu et par conséquent, ses ministres.

Savoir discerner la volonté de Dieu c’est aussi faire confiance à ses représentants et prendre la direction qu’ils veulent que l’on prenne.

Alors, dans mon cas, ce sera la paroisse pour tout les parcours catéchétiques, la paroisse pour les célébrations dominicales, la paroisse pour m’apprendre l’humilité (Ben oui quoi, je lave aussi les toilettes de l’église.) La paroisse pour m’apprendre la vie communautaire où je continuerai à côtoyer une panoplie de voisins et amis avec leurs enfants et qui ont une soif de Dieu à partager.

Alors dans mon cas, ce sera ma communauté Chrétienne immédiate à trois minutes de chez moi.

Que la volonté de Dieu soit faite dans ma vie, dans la votre, sur la terre comme au ciel.

Je crois que savoir discerner ne tiens pas d’une révélation quelconque mais plutôt d’un regard détaché de notre propre vie. Avec ce regard détaché, nous en arrivons cette forme de discernement qui nous permet de ne plus aller dans tout les sens mais d’aller dans le bon sens, celui de Dieu.

Jean-Christian

8/28/2009

LES MYSTIQUES

Qui sont les Mystiques? A vrai dire, ils sont des gens spéciaux dont Dieu se sert pour que le message de l’évangile prenne de la force dans notre monde déchu. Ils sont mis a pars pour le service de Dieu et en quelque sorte, exclus de notre monde des le départ.

Hier, j’ai commencé à lire Certaines lettres que Padre Pio a écrit à son directeur spirituel pendant sa vie. Avant de continuer, voici un petit résumé de sa vie.

Lu sur Wikipedia :

Né de Orazio Forgione, agriculteur, et de Giuseppa Da Nunzio, il est baptisé le lendemain à l'église Santa Maria degli Angeli (Sainte-Marie-des-Anges) de Pietrelcina, où il mène une jeunesse pieuse, durant laquelle il aurait eu des visions mystiques ; dès cinq ans, Jésus-Christ lui serait ainsi apparu1. À quinze ans, il connaît ses premières extases spirituelles1. Il rejoint l'Ordre des frères mineurs capucins le 22 janvier 1903 à Morcone. En raison de sa santé fragile, il retourne dans sa famille, puis est envoyé dans diverscouvents.

Il est ordonné prêtre à la cathédrale de Bénévent le 10 août 1910 et nommé à Santa Maria degli Angeli de Pietrelcina. Dés 1911, il signale à son confesseur, l'apparition depuis un an, de signes rouges et de douleurs vives aux mains et aux pieds.2

Il est à partir du 4 septembre 1916 au couvent de San Giovanni Rotondo. Pendant la Première Guerre mondiale, il sert dans le corps médical italien (19171918). C'est pendant la guerre que se situe un événement raconté par le bénéficiaire lui-même. Le 24 octobre 1917, une attaque surprise des Autrichiens et des Allemands ayant percé les lignes italiennes et causé le désastre de Caporetto (Kobarid), le général Luigi Cadorna, commandant en chef et soldat valeureux, fut limogé. Retiré au palais de Zara, à Trévise, très marqué par sa défaite, il décida d'en finir et, s'apprêtait à tirer le coup de revolver fatal, lorsqu'il vit soudain entrer dans son bureau un moine capucin qui le convainquit de ne pas attenter à sa vie. Une fois le religieux reparti aussi soudainement qu'il était apparu, Cadorna tança les gardes en faction, leur reprochant d'avoir laissé passer sans l'annoncer un moine inconnu de tous. Les soldats jurèrent leurs grands dieux qu'ils n'avaient vu personne entrer ou sortir ! Plusieurs années plus tard, le général voyant une photo de padre Pio dans un journal, reconnut le capucin qui lui avait sauvé la vie par des paroles de réconfort, un soir de novembre 1917.

Le 5 août 1918 puis le 20 septembre 1918, il manifeste des symptômes qui seront appelés transverbération (transpercement du cœur par un dard spirituel avec saignement réel) etstigmates (plaies du Christ sanguinolentes aux mains, aux pieds et au thorax), qu'il cherche à cacher avec des mitaines3. D'après le témoignage du Padre Pio :

« Je vis devant moi un personnage mystérieux dont les mains, les pieds, la poitrine, ruisselaient de sang. Je sentis mon coeur blessé par un dard de feu... Ce personnage disparut à ma vue et je m'aperçus que mes mains, mes pieds, ma poitrine étaient percés et ruisselaient de sang ! »3

Dès 1919, le Saint-Office s'occupe de son cas et fait examiner les stigmates par des médecins.

De 1924 à 1928, trois visiteurs apostoliques viendront enquêter auprès de lui. Des médecins et des psychiatres l'examinent, craignant des manifestations hystériques. Il est pourtant déclaré sain et sincère.3

Il est dès lors très critiqué, non du fait de son état, mais à cause des débordements des fidèles 4; il est aussi remis en cause par sa hiérarchie qui voit dans sa popularité une menace et une dérive, et l'oblige le 23 mai 1931 à cesser toutes activités publiques, en célébrant la messe dans la chapelle intérieure du couvent puis dans sa cellule1. Des témoignages.5persistent cependant concernant des phénomènes surnaturels, notamment sur des fragrances insolites projetées à distance, en plus de l'odeur de sainteté qui l'accompagnait habituellement :

« ...il est fréquemment arrivé que des personnes... aient senti ce mystérieux parfum, à des distances énormes du couvent où se trouvait Padre Pio... »5

Durant toute sa vie, il aurait subi presque quotidiennement les attaques physiques et morales de « Satan » dont les « cosaques »6, comme il les nommait, seraient venu nuitamment le frapper, faisant tant de bruit dans le monastère que certains moines, terrifiés, auraient demandé leur mutation.

Dès cette époque, le Padre Pio est considéré par la ferveur populaire comme un grand saint thaumaturge78 du XXe siècle, ayant accompli une multitude de miracles de guérison instantanée en présence de nombreux témoins.3 On lui prête également le don de bilocation (apparition simultanée en deux endroits)3 , en plus de phénomènes particuliers telle l'hyperthermie (température très élevée du corps, au delà de 48°)9 ou l'inédie (abstention prolongée de nourriture ou de boisson au delà de deux mois)10 ou la connaissance de langues qui lui étaient étrangères11. La lévitation, bien que relayée par la rumeur, ne reçoit que le seul témoignage du Padre lui-même.12.

Le 14 juillet 1933 le Saint-Office l'autorise à nouveau à célébrer des messes et à entendre des confessions.

Le 9 janvier 1940, il ébauche les plans pour une Casa Sollievo della Sofferenza « Maison pour soulager la souffrance ». Le dispensaire ouvre en 1954, mais l'inauguration officielle n'a lieu que le 5 mai 1956. À la même époque, le Padre Pio fonde des Groupes de prière afin de guérir et soulager les âmes.

Dès 1947, des mesures sont à nouveau prises à San Giovanni Rotondo suite à la visite du père général de l'ordre des Capucins, qui constate un certain désordre liturgique à cause de la piété excessive de certains fidèles.

À partir des années 1950 un immense scandale financier secoue le monde catholique italien. Des fonds ont été détournés pour des profits personnels et d'autres ont été placés à perte dans les magouilles du banquier Giuffré 13: les Capucins, comme beaucoup d'autres, sont en faillite. Padre Pio n'est pas mis en cause dans cette affaire et il est ainsi relevé de ses vœux de pauvreté afin d'avoir toute liberté de gérer les fonds de ses fidèles pour la Casa Sollievo della Sofferenza. Il devait alors subir maintes brimades et persécutions de ses pairs qui tentaient de s'approprier son "trésor".

Le 30 juillet 1960 un nouveau visiteur apostolique vient examiner les troubles et constate une dévotion excessive amenant un commerce d'objets touchant Padre Pio, tels que des morceaux de tissus prétendument imbibés du sang des stigmates7. Suite à cette visite, le Saint-Office entreprend de limiter les apparitions publiques du Padre Pio qui a acquis une renommée en tant qu'ouvrier de miracles, œuvrant jusqu'à 19 heures par jour au sein de son église. En novembre 1961, le Supérieur de l'Ordre demande à Padre Pio de restituer les fonds des fidèles afin de renflouer les caisses - ce qu'il fit.

Ce n'est qu'à la demande expresse du pape Paul VI, qu'il est à nouveau pleinement autorisé à effectuer son office sans restriction, à partir du 30 janvier 1964.

Le 7 juillet 1968, le Padre Pio est victime d'une attaque. Le 22 septembre 1968, il célèbre la messe solennelle du cinquantenaire de ses stigmates qu'il exprime ainsi :

« Cinquante ans de vie religieuse, cinquante ans cloué à la croix, cinquante ans de feu dévorant pour toi, Seigneur, pour les êtres que tu as rachetés. »1 .

Le soir même il reçoit l'extrême onction et s'éteint quelques heures plus tard, tôt le matin du 23 septembre 1968.

Selon Yves Chiron, « Lors des funérailles, alors que son cadavre reposait déjà dans la crypte, la foule de fervents réunis au dehors chanta des cantiques particulièrement aimés du Padre Pio. Soudain, on entendit des exclamations de joie : le Padre Pio apparaissait, souriant, le visage tourné vers la gauche, sur la vitre de ce qui avait été sa cellule ! On voyait nettement sa bure, jusqu’au ventre, et la cordelière, tels que je les avais vus. Aux cris de « Miraculo ! » de la foule, le père gardien du couvent dépêcha un moine sur les lieux. Et ce dernier revint avec l’information incroyable : le Padre apparaissait sur la vitre. Alors, pour donner une bonne leçon de réalisme à tous ceux qu’il pouvait considérer comme des exaltés, des fanatiques, il donna l’ordre d’ouvrir la fenêtre de la cellule du Padre et de tendre un drap blanc. Eh bien ! après un « Ah » de déception de la foule, retentirent soudain des « Oh ! Oh ! » joyeux et amusés : la « photo vivante » du Padre apparaissait à la fois sur toutes les vitres de cette façade du couvent de Sainte-Marie-des-Grâces. »14

Vingt millions de personnes ont assisté à ses messes, et cinq millions s'y sont confessés.15 On lui prête des guérisons miraculeuses de paralysies, tuberculoses, fractures, broncho-pneumonies, méningites, cécités et cancers, dont il attribue toujours humblement l'action à Jésus ou Marie12 Par ailleurs, de nombreuses personnes déclarent s'être converties à la suite d'une rencontre avec lui3.

Est-il quelque chose a ajouter pour décrire cet homme! Un Mystique voilà!

Je trouve difficile de me reconnaître en lui, on dirait qu’il est inaccessible, trop parfait, trop remplis de la présence divine et inatteignable par surcroit. Cette nuit, je lisais certaines de ses lettres et j’en comprenais, si toutefois je peux en comprendre quelque chose, qu’il voulait se laisser habiter par Dieu, ne vivre que de Dieu et que pour Dieu. Moi aussi je veux me laisser habiter par Dieu mais je ne vie pas ces moments de présence divine avec autant d’intensité que Padre Pio.

Les mystiques sont, pour moi, comme des superman de Dieu! Ils sont un idéal à atteindre mais une impossibilité pour le commun des mortels.

Je vous laisse avec cette réflexion : Meme si je n’ai pas de visions béatifiques, j’ai choisi d’aimer Dieu parce que ma logique m’oblige à discerner que tout bien provient de lui et que sans lui, rien ne mérite d’être vécu. J’aime Dieu tout simplement et je veux le crier du fond de mon âme. Mon âme a soif de Dieu et mon cœur ne cessera pas d’attendre avec patience le moment de la révélation.

Jean-Christian