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8/05/2009

LA FAMILLE

Nous n’avons pas a multiplier les relations pour atteindre le bonheur proposé par Dieu… L’évangile nous parle de plusieurs milliers de personnes ayant suivi Jésus mais il s’est attaché a seulement douze d’entre eux. Le Pape Jean-Paul II nous parlait beaucoup de la famille comme première communauté de vie et d’épanouissement pour les humains, il nous exhortais a insister sur les liens qui nous unissent et a développer des relations d’accueil et de compréhension mutuelles afin de consolider nos familles pour que nous devenions une seule chair. L’unité de la famille, si elle est inexistante, empêchera l’épanouissement de chacun de ses membres et limitera le rayonnement que nous auront sur les autres.

Vous connaissez sûrement la parabole de la lampe qu’on place bien a la vue afin qu’elle éclaire le plus loin possible. Chacun d’entre nous est cette lampe et si nous omettons de nous occuper de ce que Dieu nous confie, notre lampe est cachée et ne donne presque pas d’éclat.

Paul nous exhortais a demeurer avec nos conjoints, a les aimer, a les chérir, a leur dévoiler le visage du Christ a travers nos actions afin qu’ils se convertissent.

Qui sait si Dieu n’a pas placé votre conjoint sur votre route pour vous apprendre l’humilité et lui apprendre Dieu!

Les ennemis de la famille sont nombreux : l’orgueil, la jalousie, le contrôle, la manipulation, le mensonge, etc…. Je ne voudrais pas devenir cynique mais nous avons tous déjà goutté a l’un ou l’autre de ces maux soit parce que nous en avons été victime, soit parce que nous en avons été les auteur et ces comportements détruisent la charité.

La base de toute notre vie prends son sens dans nos familles et nous devons en prendre soin si nous voulons qu’elles s’épanouissent avec nous.

Dernièrement, je ressortais un livre que j’ai beaucoup aimé et qui s’intitule : Ces gens qui vous empoisonnent l’existence (Par Lillian Glass). On y parle des différents types de comportements toxiques et nuisibles. Après quelques temps, j’ai réalisé que moi-même, personnellement, moi, oui moi!!! J’étais tour a tour chacun de ces comportements.

Quand j’ai acheté ce livre, j’ai pensé y trouver des réponses a donner a ceux qui ont un comportement toxique, j’ai pensé être capable de mieux juger les gens.

Quelques années plus tard, ce livre m’apprends qui je suis quand j’apparais sous mon plus mauvais jour. C’est ironique non!

Je suis le Dénigreur, le moulin a paroles, l’autodestructeur, le fuyard, la bombe a retardement, la commère, le pugiliste, la victime, l’hypocrite, l’indécis, l’exploiteur, le tyran, le plaisantin, l’écervelé, le malade mental…

Je suis aussi le menteur, le touche-a tout, le pingre, le fanatique, le nombriliste, le manipulateur, le pharisien, le snob, le compétiteur, le dominateur, le critique, le je sais tout, le glaçon, le paranoïaque, le fauteur de trouble.

Je ne suis pas tout ca en même temps, pas tout le temps non plus, mais quelquefois…

Si je modifie mes comportements, je deviens source d’eau vive pour ceux qui m’entourent. Pour arriver a modifier mes comportements adéquatement, il me faut une pincé de volonté, un peu d’humilité(Moi non plus je ne suis pas parfait), quelques gouttes d’introspection et beaucoup de patience.

Le meilleur endroit pour apprendre la patience c’est la famille! Même hors des liens du mariage, il n’est nul doute que Dieu veut que nous préservions la famille, que nous la chérissions , que nous y investissions beaucoup d’amour a temps et a contre-temps.

Dieu n’a pas crée l’homme et la femme pour qu’ils soient en compétition mais pour qu’ils se complètent. Si nous, chrétien, décidons que nous sommes des parfaits remplis de la connaissance de Dieu; l’orgueil qui nous habite, nous fera courir a notre perte.

Nous n’avons donc pas d’autre choix que de commencer par notre propre conversion et comme cette conversion n’aura atteinte son apogée qu’au moment de notre mort, nous avons bien du chemin a faire avant d’en être rendu a convertir les autres.

Nous, qui sommes chrétiens, marchons comme si le Christ habitait en nous, mieux encore, laissons-le habiter en nous et devenons des vrais disciples de celui qui a tout donné.

Dieu ne nous promet pas une vie pavée de pétales de roses(Mais ceux qui ne suivent pas Dieu n’ont pas une vie remplis de pétales de roses non plus.) Toutefois, il s’engage a marcher avec nous et nous marcherons tous ensemble pour bâtir un monde ou nous pourrons crier victoire.

Je veux entendre Evelyn, Kate, Joel, Alexandra et Audrey-Anne (Ma famille) crier en cœur : VICTOIRE!

Alors là sera la victoire de Dieu et là seulement sera ma victoire.


Jean-Christian

CONVERSION

Jusqu'à l’age de treize ans, j’ai été baigné dans un amour presque parfait… Mes parents s’occupaient de moi, j’avais toute sorte de privilèges et j’étais comblé. Un jour de Noel, nous étions a préparer le souper, les cadeaux en dessous de l’arbre, ca allait etre encore un beau noel. Ma mère n’est pas entré ce soir la et nous n’avons pas ouvert nos cadeaux et mon père a recommencé a fumer… Maman est revenu pour le jour de l’an… Mais rien n’a plus jamais été pareil a la maison. L’amour entre mon père et ma mère s’est refroidi, voir meme transformé en doute, soupcons, querelles constantes et puis…

Le meme scénario s’est répété a paques… Comme mon père ne pouvait plus endurer ces abandons a répétition, il a entamé une démarche de Divorce.

Au mois de Juin de cette meme année, ma mère quittait définitivement le foyer pour ne plus jamais y revenir. Plus que ca, elle quittait meme la ville de Québec pour s’établir a Montréal.

Comme j’avais témoigné en faveur de mon père a la cour, elle a choisi de ne plus me parler et ce manège a duré presque 5 ans.

Aujourd’hui, je me rends bien compte que ca m’a dévasté. Personne ne peut imaginer ce que représente cette forme d’abandon dans la tete d’un enfant de treize ans… Je crois que meme moi, je n’en avais aucune Idée.

Les choix de ma mère ont été si drastiques et égoistes que, encore aujourd’hui, nous, ses enfants et mon père aussi, vivons les séquelles de cet abandon.

Toute ma vie, j’ai couru pour tenter d’obtenir l’amour de ma mère a nouveau mais ca a été peine perdu et elle s’est envolé a l’age de 59 ans dans des souffrances attroces. Son manque d’amour se réflète meme sur ses petits enfants qui ne l’ont pas ou presque pas connu. L’impact est moins grand mais il est quand meme la.

Je me rends bien compte que ma mère n’aimait pas Dieu et encore moins les autres!!! Plus encore, je réalise qu’elle ne s’aimait pas elle meme.

Mais les expériences que nous vivons nous forgent et toute cette détresse que j’ai vécu m’a permis de prendre conscience que je devais dabord m’aimer si je voulais etre capable d’aimer quelqu’un d’autre et pour etre capable de m’aimer, je dois pratiquer ce qui me fais du bien, me rends heureux et me permet d’atteindre un certain idéal de vie.

Entre l’age de 13 et 29 ans environ, je crois que je ne m’aimais pas tellement! Je n’aimais pas beaucoup les autres non plus et quand j’ai commencé a pratiquer des activitées qui me tenaient a cœur, entre autre, le bénévolat, m’occuper de mes enfants, travailler plus conciencieusement, etc… J’ai senti un changement se produire en moi. Au fond de moi, une petite voix commencais a me dire certaines choses… On dirais que Dieu commencait a me parler…

Il me parlait surement depuis longtemps mais je ne l’écoutais pas, je ne l’entendais pas, enfin, je ne voulais pas l’entendre parce que je n’y croyais pas vraiement.

Je ne sais pas très bien a quel moment ca s’est passé mais si je pouvais mettre un moment précis, je dirais que c’est quand j’ai cessé de me justifier et que j’ai commencé a me corriger.

La, je travaillait plus sur les autres mais je travaillais sur moi et ca a fait toute la différence…

Aujourd’hui, je peux dire que j’aime Dieu! J’ai choisi de ne pas emprunter le chemin de l’égoisme et je marche sur une route beaucoup plus étroite qui me demande constamment de me remettre en question, de valider mes opinions, de sortir du jugement et de la critique, d’etre a l’image de celui en qui je crois.

Avez-vous remarqué jusqu'à quel point nos facons de voir la vie nous conditionnent dans nos actions. Jésus disait : Que le plus grand parmi vous soit votre serviteur!!! C’est bien facile a dire mais combien difficile a faire. Il disait aussi que : Le plus grand Amour c’est de donner sa vie pour ses amis.

Tout l’évangile est remplis d’actes d’amour que Dieu accomplis par Jésus et le modèle que je veux suivre se présente a moi en la personne de Jésus.

Quand je regarde les guerres, les divorces, la famine dans le monde, enfin, toute ces situations qui disent le contraire de l’amour, je comprends mieux l’effet de contagion. Si le mal peut etre si contagieux, est-ce possible que le bien le soit aussi???

Pour terminer ce court texte, je veux vous proposer un petit exercice qui me fais du bien quand je ne file pas.

J’aimerais que vous fermiez les yeux et que vous vous laissiez remplir par l’amour de Dieu. Imaginez une toute petite lumière qui brille au fond de vous, concentrez vous sur cette petite lumière et laissez la grandir en vous. Laissez la grandir encore, jusqu'à ce qu’elle vous envahisse totalement et que vous ressentiez un trop plein de cette lumière. Laissez vous maintenant bercer doucement par cette lumière et considérez que Dieu est lumière et qu’en lui il n’y a pas de ténèbres. Tout comme en vous présentement. Il veut que vous deveniez lumière, tout comme lui. Chaque fois que vous vous sentirez envahi par la noirceur de la haine, du découragement ou de la colère, pensez a cette lumière et ne la laissez surtout pas s’éteindre complètement. Ravivez la, laissez la grandir a nouveau et, vous pourrez alors ressentir cette chaleur douce que l’amour génère.

Jean-Christian

L'IDÉAL

Ce n’est pas facile de faire le bilan de mes expériences passées parce que même si il y’a beaucoup de moments roses, il y’a beaucoup de moments remplis de noirceur.

A travers mes bons et mes mauvais coups, je me rends bien compte que j’ai toujours le meme désir et c’est le bonheur. Laissez-moi vous le répéter : Le Bonheur. Je ne suis pas toujours concentré non plus. Souvent, je suis dispersé et comme je cours partout, des fois je passe a coté de l’essentiel!

Aujourd’hui, je me demande : Qu’est-ce qui me fais vraiment vivre? Ou est-ce que je m’en vais dans la vie? Quel est mon Idéal?

Voilà le titre de mon texte! L’idéal!

J’ai trouvé ca bizzard qu’on me choisisse pour présenter l’idéal! Après tout, qu’est-ce qu’un petit cul de 34 ans comme moi peut bien savoir de L’Idéal! Enfin, c’est la première question que je me suis posé.

Pour y répondre, il m’a fallu plus qu’un simple questionnement! J’ai du voyager dans mes souvenirs à l’ envers et me demander : QUI SUIS-JE?

J’ai 4 Enfants, issues de deux unions différentes. La plus vieille a 10 Ans! Ca fais dix ans que je suis Papa!! J’ai ma petite entreprise qui me permet de faire vivre tout ce beau monde pendant que ma conjointe leurs apprends à vivre.

J’ai vécu plusieurs années avec pas grand chose, j’ai fait Faillite, je suis allé en cour plus d’une fois, je me suis ramassé dans le coma acause de la boisson, j’ai pris toute sorte de Drogues, j’ai fréquenté des milieux pas très saints, j’ai envoyé promener du monde a tors et a travers, j’ai dirigé des employés pendant plusieurs années, J’ai des amis qui ont deux fois mon âges et on se connaît depuis 20 ans … Plus j’y pense, plus j’ai de souvenirs qui me reviennent en tête. Ouf!

J’ai mon histoire, mon vécu, mes réussites, mes échecs et je me rends bien compte que c’est tout ca qui fait de moi une personne unique. Des fois je me déçois, pis des fois je suis fier mais maintenant, je sais qu’il y’a quelqu’un qui m’aime et m’accueille tel que je suis.

Souvent, mon problème ne vient pas de la perception des autres mais de mes perceptions à moi!!! Ce matin, j’ai envie de me questionner pour en savoir plus! Doucement, en toute sincérité sans me forcer! J’ai envie de le faire pour moi!

Quand je me suis questionné la première fois, j’ai réalisé que j’étais capable d’Honnêteté envers moi même. Que j’étais habité par de grandes qualités et de grands défauts aussi, que je n’avais pas beaucoup d’amis mais une grande tolérance envers la différence des autres. J’ai réalisé que bien souvent, ce ne sont pas les autres qui m’empêchent d’atteindre mon Idéal mais c’est plutôt moi qui me mets des objectifs irréalisables.

J’ai pris conscience que je n’avais pas toujours été a la recherche de mon Idéal, qu’il y’avait un point de départ a tout ça et que je pouvais presque y mettre une date. Pour moi, ça s’est passé vers le début de mon adolescence… Pourquoi??? Recherche d’identité, Divorce de mes parents, changements hormonal!!! Je n’en sais rien mais quand mon univers s’est effondré et qu’il a fallu que je trouve des nouvelles bases, j’ai commencé à penser à mon Idéal!!! Moi je ne me divorcerai pas, pis je vais seulement avoir deux enfants. Je vais me bâtir une carrière pis devenir riche! Je serai connu et tout le monde me trouvera intelligent, fin, distingué, capable. Je vais défoncer des murs et monter au sommet des montagnes! Voilà!!!

Ce n’était pas mon Idéal mais c’était l’idéal!!! Encore Aujourd’hui, je me souviens que je voulais être quelqu’un, pas simplement moi, quelqu’un de plus que moi! Je percevais mon Idéal comme un cadeau que je n’avais pas le droit de déballer avant Noël pis ce Cadeau la changeait tout le temps de couleur, de forme, d’apparence!

Je ne suis pas seulement fait d’idées, je suis aussi fait d’émotions, de ma volonté propre, et de ma liberté. Quand j’y repense, tous ces moments qui sont plus noirs que les autres, sont aussi plus formateurs… Quel paradoxe! Ce sont ces évènements qui m’ont emmené à me servir de mon intelligence et surtout de ma capacité de discernement. C’est quand je me plante les deux pieds dedans que je réalise que je peux en sortir.

Quand j’ai eu mes deux premiers enfants, je pensais que des enfants ça venait automatiquement avec une mère pour s’en occuper… Alors, quand elle est parti en me laissant la avec une petite fille de 4 ans et une petite fille de deux ans et demi, j’ai pensé que ce n’était pas l’idéal! Pis j’en ai sué pendant plusieurs années avant de me rendre compte que ça m’avais permis de découvrir des forces en moi!!! Je suis capable de m’occuper d’enfants, de les éduquer, de les aimer, de les reprendre, de les corriger mais surtout, je suis capable de plus que ce que je croyais être.

J’aurais bien des exemples de ma vie ou j’ai du composer avec des situations, ma foi, pas très Idéales mais avec le recul, ces situations m’ont fait grandir et ont donné un sens a mon existence d’aujourd’hui. Je suis quelqu'un! Je suis plus que quelqu’un, je suis Jean-Christian Lortie et personne d’autre! Je suis unique comme vous tous, j’ai mes valeurs et mes limites et j’apprends à me respecter. Mon Idéal n’est plus un rêve lointain mais tout comme le vent est nécessaire aux tempêtes, mon idéal est le moteur de ma vie.

Quand je regarde les autres, je me rends bien compte que mon Idéal n’est pas celui de tout le monde!!! Avant ça me dérangeais parce que je croyais qu’on devait tous avoir le même but ultime et donc le même Idéal. Mais nous ne vivons pas tous les mêmes situations… C’est quoi l’idéal de mon père, quatre fois Grand-papa, presque retraité, en forme plus que je ne le serai jamais… C’est quoi l’idéal de ma sœur? Début trentaine, une belle carrière a l’horizon, aimant les voyages et la bonne bouffe! C’est quoi l’idéal de ma conjointe??? De mes enfants??? C’était quoi l’idéal du frère André??? De mère Theresa???

Je ne peux pas m’improviser religieuse et aller marcher dans les rues de Calcutta pour soigner des mourants… Ce n’est pas mon Idéal à moi, c’est celui de quelqu’un d’autre. Je ne suis pas appelé a devenir quelqu’un d’autre mais plutôt a devenir 100% de moi-même et pour m’accomplir dans tout ce que je suis, j’ai besoin d’un idéal réalisable.

Si on devait définir l’idéal pour tout le monde, on dirait que l’idéal c’est d’être soi-même, tout soi-même et rien que soi-même.

Il m’est arrivé de juger les idéaux des autres parce que je ne comprenais pas ce qui les animaient et surtout parce que je les comparais. Mon frère! Combien de fois je l’ai jugé parce que je ne le comprenais pas… J’ai une famille, pis pas une petite a pars de ça!!! Même quand on n’a pas de visite, on est six a table pis quand je me comparais a lui, Bohème, capable de partir vers nul pars avec un petit baluchon, musicien, qui aime siroter des bières importées!!!!

À vrai dire, je ne connais pas beaucoup mon frère! Nos chemins se sont séparés il y’a presque 20 ans maintenant et tout ce que je sais de lui c’est quelques images fixées dans le temps… A mon plus grand regret! Maintenant, quand il m’arrive de demander de ses nouvelles, je pose la question suivante : Est-ce qu’il est heureux, est-ce qu’il va bien??? C’est tout ce qui m’importe parce que si il réussi à être heureux, il aura alors atteints son idéal… Pis en plus, qu’est-ce que ça peux ben faire qu’il ne partage pas les mêmes idéaux que moi! Lui aussi il pourrait me regarder avec de drôles de yeux en pensant qu’il me reste plus rien qu’a m’acheter des chevaux pis une charrette pour incarner les belles histoires des pays d’en haut… Je ne suis pas tellement à la mode avec mes 4 enfants!!! J’ai l’air sorti d’un film d’époque révolu ou le noir et blanc se mélange avec la couleur!!! Mais c’est mon Idéal à moi!!! Combien de fois je viens la larme a l’œil pis le cœur gros en regardant tout le monde chez nous!!! Ma conjointe, le bébé, Mon petit gars, mon Ado pis ma petite peste… On s’engueule, on rit, on pleure, on s’obstine, On s’aime!!! C’est ca, On S’aime! Pis en plus, on est ben ensemble! C’est ça qui est important! Je suis bien dans ma situation et j’aime mon existence.

Je ne crois pas que j’aie un Idéal Irréalisable parce qu’il n’est pas au delà de mes capacités, qu’il rencontre mes valeurs et qu’il met de la joie et du bonheur dans ma vie.

Un peu plus tôt, j’ai énuméré rapidement des évènements de ma vie passée. Laissez-moi m’arrêter plus longuement sur certains d’entre eux.

Prendre de la drogue ne tue que rarement et fais croire qu’on a atteint le paradis. Enfin, du moins temporairement! Mais prendre de la drogue tue l’idéal parce que ça me mélange et m’empêche de me réaliser pleinement. J’ai un paquet de souvenirs qui sont a moitié effacé parce que mon état ne me permettais pas de les emmagasiner et maintenant, il y’a une partie de ma vie qui se perds dans la brume des souvenirs mal imprimés. Quand j’ai vécu ces moments de dispersion, je croyais être heureux, je dirais même Invincible parce que je me sentais au dessus des autres… Plus fort que tout. Si je pouvais changer quelque chose aujourd’hui pour améliorer mon idéal, je vivrais ces moments à jeun.

J’ai d’autres moments de ma vie qui m’ont aidé à prendre conscience de mon idéal, à le forger, à le développer. Ces moments n’ont pas été toujours roses mais ont été formateurs. Le Divorce de mes parents m’a appris qu’un homme pouvait s’occuper d’enfants. Voir mon père cumuler travail et maison m’a permis d’apprendre, par l’exemple, qu’un homme ça pleure, ça ri, ça fais a manger, ça fais le lavage, les courses et plus encore. Pour lui, ce n’était pas l’idéal et je suis certain qu’il aurait bien éliminé quelques épisodes du calendrier de ses souvenirs. Par contre, ces souffrances endurées par mon père n’auront pas été vaines. Elles ont produit en moi une force particulière et une autonomie hors du commun. A vrai dire, une chance qu’il était la parce que ma mère n’y était plus. J’aurais bien aimé passer ces moments sous silences mais à qui est-ce que je cacherais la vérité??? A lui??? A vous??? Ou a MOI!!!

Vous savez, quand je rencontre des obstacles, et j’en rencontre souvent, je ne fais plus comme avant. Avant, je me mettais des œillères et je regardais la vie de façon très horizontale. Les situations pénibles de ma vie étaient mises de coté mais jamais réglées. Garder un paquet de situations pas réglées empêchait l’espoir de se manifester. Je croulais sous le poids de ma nonchalance et ça tuais mon Idéal. Je me souciais beaucoup de ce que les autres pensaient et ça aussi c’était mauvais pour moi.

Quand j’y repense, j’ai passé une bonne partie de ma vie à vouloir être ce que les autres auraient aimés que je sois pis je renvoyais cette image aux autres parce que je voulais aussi qu’ils deviennent ce que je suis. C’était un cercle vicieux. Enfin, je crois que je travaillais plus sur les autres que je travaillais sur moi. Je voulais que mon frère et ma sœur aie des enfants eux aussi, que mon père déménage près de chez moi pour qu’il soit plus présent, que ma mère s’occupe enfin de moi et qu’on forme une vraie famille comme dans mes souvenirs lointains d’un passé déjà englouti.

Avec le temps, je me suis recentré, et la faut que je répète… Je me suis recentré sur l’essentiel. Ma vie a moi et ce que je veux en faire. La, ma vie a pris un sens nouveau et une direction précise et je me suis ramassé sur l’autoroute de l’idéal. J’y étais déjà mais je ne le savais pas. Tout Ca n’a pas changé les événements de ma vie mais ça a changé ma façon de voir ces évènements. Enfin, je n’ai rien changé de mes expériences passées mais j’ai appris qu’on pouvait utiliser les mêmes évènements pour en retirer du bien ou en retirer du mal.

Laissez-moi vous raconter une histoire qui m’a marqué et qui démontre bien que ce ne sont pas les situations qui nous entourent qui nous forge mais ce qu’on fait de ces évènements.

Un jour, un reporter de télévision décide d’interviewer deux frères d’une même famille. Chacun leur tour, ils vont dans le studio de télévision. Le reporter commence par l’aîné et lui demande : qu’est-ce qui fait ce que vous êtes devenu aujourd’hui. L’aîné s’empresse de répondre : Mon père a toujours été un coureur de jupon, il a même violé ma petite sœur, il buvait tout le temps, il battait ma mère, on ne mangeait qu’un repas par jour, y’avait même un cadenas sur l’armoire a nourriture. Quand il était soul, il perdait souvent les pédales. Un soir, alors que tout le monde dormait, il est rentré de la taverne pis il s’est mis à tout virer a l’envers dans la maison pour trouver les maigres économies de ma mère pis quand elle a voulu s’interposer, il l’a tué avec un marteau. Avec un père comme le mien, qu’est ce que vous vouliez que je fasse d’autre! Le Reporter, un peu surpris reprends et demande : Et maintenant, Que faites vous dans la vie? Je purge une peine de prison a vie parce que j’ai perdu les pédales lors d’un party pis j’ai battu ma blonde tellement fort qu’elle en est morte. Je vous le répète, avec tout ce que j’ai vu dans ma jeunesse, qu’est-ce que vous vouliez que je fasse d’autre.

Le reporter fait alors entrer le fils cadet et lui demande : qu’est-ce qui fait ce que vous êtes devenu aujourd’hui. Le cadet s’empresse de répondre a son tour: Mon père a toujours été un coureur de jupon, il a même violé ma petite sœur, il buvait tout le temps, il battait ma mère, on ne mangeait qu’un repas par jour, y’avait même un cadenas sur l’armoire a nourriture. Quand il était soul, il perdait souvent les pédales. Un soir, alors que tout le monde dormait, il est rentré de la taverne pis il s’est mis à tout virer a l’envers dans la maison pour trouver les maigres économies de ma mère pis quand elle a voulu s’interposer, il l’a tué avec un marteau. Avec un père comme le mien, qu’est ce que vous vouliez que je fasse d’autre! Le Reporter, complètement sous le choc, reprends et demande : Et maintenant, Que faites vous dans la vie? Je suis travailleur de rue, j’aide les jeunes qui sont maltraités et qui ont du fuir leur milieu familial acause de l’abus sexuel, de la violence et de la drogue. Je vous le répète, avec tout ce que j’ai vu dans ma jeunesse, qu’est-ce que vous vouliez que je fasse d’autre.

ces deux frères ont eu le même père!!!!! Pourtant Ils n’ont pas développé le même idéal.

Avant, je me servais des obstacles de ma vie pour me justifier de ne pas faire ce que je dois faire ou de mal faire les choses. Aujourd’hui, je rencontre toujours autant d’adversité ou de situations controversées mais je réagis tout autrement.

Quand ma conjointe et moi ne sommes pas d’accord et que ça commence à déraper, je laisse mon ego de coté et je l’écoute plus qu’avant, quand mon ado me dis Papa tu comprends rien, la je comprends qu’elle veut me dire qu’elle se sent incomprise et seule, quand mon bébé n’arrête pas de crier, la je comprends qu’elle me dit : Papa occupe-toi de moi! Quand mon petit gars se met à sauter partout autour de moi en faisant des cris stridents, la je comprends qu’il veut qu’on joue ensemble.

Les évènements de ma vie ne sont pas tellement différents d’il y’a quelques années mais ma perception et surtout, mon détachement face aux situations que je vie, me permet de ne pas sombrer dans une soupe d’émotions contradictoires et de mieux faire la pars des choses. Mes idéaux ont évolués et ca me permet d’y accéder beaucoup plus souvent.

Je vous mentirais si je tentais de vous faire croire que je vie mon idéal tout le temps!!! Laissez-moi vous répéter que je n’ai que 34 ans et que c’est bien jeune pour affirmer une telle chose. Par contre, je peux clairement affirmer que j’y travaille et que pour y parvenir je dois le chercher la ou il peut être et non la ou je voudrais qu’il soit.

Vous savez, j’ai cessé de compter les briques qui me tombaient dessus la journée ou j’ai réalisé que je pourrais construire une Cathédrale avec!!! Par contre, ça ne veux pas dire que je ne les sens pas quand elles tombent.

Vivre dans une famille reconstituée apporte son lot de désastres émotionnels… La vie n’est pas toujours douce pour ma conjointe et moi et nous devons nous remettre en question très souvent. Vous faire croire que c’est la situation idéale… Me faire croire que c’est la situation idéale!!! Non! C’est pas idéale du tout, ça n’en est même pas l’ombre. Mais réussir à être heureux quand même!!! Ca tire presque du miracle!

Je me suis demandé pourquoi je réussissais à être heureux presque tout le temps. Je me suis demandé c’est quoi ma recette??

Vous attendez le Punch!!! Pour moi, y’a pas eu de grandes révélations ou de secrets magiques, pas de mode d’emplois de la vie qui soit universelle!! Mais une profonde réflexion sur ma vie de tous les jours!

Je suis fier de moi, je me dépasse, je me donne, je m’investie, je m’oublie, JE SUIS HEUREUX QUAND JE FAIS CA!! Je m’excuse, je pardonne, je rie, je pleure, je vie toute sorte d’émotions folles!!! CA AUSSI CA ME RENDS HEUREUX!! Je trouve mon bonheur dans ce que je suis dans ce que je vie parce que je suis utile a quelque chose de plus grand que moi, je ne sers pas seulement mes intérêts a moi mais aussi celui des autres.

L’autre soir, on avait une rencontre avec le curé pis on parlait des actes d’amour!! Ceux qu’on donne pis ceux qu’on reçoit.

On est mardi matin, je suis entrain de servir à manger a une jeune fille de 11 ans pis marie dis a la jeune : Tu pourrais au moins dire merci, y’é pas payé pour te faire a manger, son salaire c’est ton merci. Quand le déjeuner était fini, les jeunes sont tous venu me voir spontanément un après l’autre pour me dire merci c’était bon!!! 60 jeunes! Ca fais trois ans que je suis au poste le matin Mais juste pour ce mardi la, ça a valu la peine!!!

C’est la même chose avec mes enfants, ma blonde, mes amis, mon chien,

Est-ce que ca se peux que le bonheur se trouve a quelque pars entre moi et l’autre!!!

Est-ce que ça se peut que ça soit si simple que ça???

J’aurais pu parler toute la journée tellement je réalise a quel point mon idéal n’est pas un objectif lointain mais bien mon chemin de tout les jours, celui sur lequel je choisi de marcher, celui qui me rends heureux aujourd’hui.

Un jour, je vais mourir mais ça me fais plus tellement peur parce que je suis entrain de réussir ma vie!!! Je ne suis pas entrain de réussir dans la vie mais je réussis ma vie.

Ce que je laisse derrière moi c’est tout ce que je suis! Ce que les autres gardent de moi, c’est tout ce que je leur donne pis tout ce que je reçois c’est grâce a ce que je donne. Je ne suis pas une bolle en math mais je pense que mon équation fonctionne. En tout cas elle fonctionne pour moi.

Je suis pleinement moi! Pleinement humain! Tout comme vous.

Je trouve que la vie est belle, que je ne regarde pas toujours du bon coté, pis quand je fais ça, je me prive du meilleur qu’elle peut m’offrir. Je ne veux pas perdre ça. J’ai 34 ans mais hier j’en avais 20 pis le jour d’avant, j’allais encore voir mon père quand j’avais peur le soir.

La vie passe vite pis je ne voudrais pas l’avoir passé à attendre… Je vois tellement de monde qui attendent pis a chaque fois ça me fais mal.

Chaque larme versée, chaque caresse, chaque je t’aime, chaque regard, je ne veux pas passer à coté de ça pis je vais tout faire pour que chaque jour soit remplis de ces moments qui demeurent pour toujours.

Et Si c’étais ça garder ses yeux d’enfant, si c’était seulement ça!!!

Voir encore une fois comment la terre est belle et comment le ciel est grand, voir comme un enfant.

Plusieurs d’entre vous sont beaucoup plus vieux que moi mais en vous vie ce cœur d’enfant qui n’a ni besoin d’argent, ni besoin de gloire. Il a juste besoin qu’on lui dise : Je t’aime!

Quand j’ai choisi de vous partager un petit bout de ma vie, j’ai aussi choisi de le faire à la manière d’un enfant. J’ai cru que je leur montrais la vie et c’est un peu vrai mais c’est eux qui m’ont enseigné l’espoir parce qu’ils sont mon demain, ils sont tout ce que je deviendrai.

Nous allons faire un voyage ensemble au cœur de nos vies et J’aimerais faire le voyage avec vous!!! J’aimerais faire le voyage avec toi Papa.

Je vous promets que je suis encore un petit enfant en dedans et que j’ai besoin de me sentir aimé.

C’est pas facile de se mettre à nu devant un paquet d’étranger mais les enfants n’ont pas peur parce qu’ils font confiance. Ils croient au bonheur. Moi aussi j’y crois.

Jean-Christian

7/27/2009

Les Mendiants de Dieu

Quand j’ai fais surface à l’intérieur de mon église locale, je me suis demandé qu’est-ce que je pourrais faire pour etre utile a Dieu et je suis tombé sur un passage de Jacques (Jacques 1: 26-27). Deux phrases m’ont ouvert les yeux sur le dessein de Dieu pour chacun d’entre-nous

1- Prendre soin des veuves et des orphelins…

2- Ne pas se laisser contaminer par le monde.

Qui sont les veuves? Des personnes seules, abandonnés, dans le besoin etc…

Qui sont les orphelins? Des personnes fragiles, sans ressources etc…

Qui sont les veuves d’aujourd’hui, qui sont les pauvres d’aujourd’hui, qui sont les mendiants de Dieu?

J’avais plein de questions et je n’avais pas de réponse mais j’avais une piste a suivre.

Un jour, une personne arrive a ma porte avec tout un fardeau de vie à décharger puis, une autre, puis une autre encore… Dieu commençait a m’envoyer ses enfants pour que j’en prenne soin. A la première j’ai donné mon écoute, a la seconde des vêtements, a la troisième de la nourriture, a la quatrième un toit, etc… Chaque personne se présentait à ma porte avec un fardeau différent et ayant besoin de Dieu pour différentes raisons mais moi, j’étais toujours le même instrument dans les mains de Dieu. Il ne m’est jamais arrivé d’etre dans l’incapacité d’aider quelqu’un qui en avait besoin. Ca ne veut pas dire que j’ai toujours fait ce a quoi Dieu s’attendait de moi mais même quand je ne faisais pas ce que je devais faire, j’en avais la capacité.

Aujourd’hui la piste est devenue mode de vie… Ma conjointe, mes enfants, ma famille croie et applique ces versets de Jacques dans notre vie et Dieu s’occupe de nous.

Les mendiants de Dieu sont partout à attendre qu’il(Dieu) se manifeste et tout comme la samaritaine, ils sont prêt a se contenter des miettes que l’on laisse aux chiens.

Notre rôle d’instrument de Dieu consiste à les supporter avec tout notre cœur, toute nos ressources, toute notre vie. Agir ainsi nous empêche de sombrer dans le nombrilisme qui entraîne l’apitoiement sur soi et la fermeture du cœur aux besoins des autres.

J’ai déjà écris sur les tons de gris et je vous exprimais avec force que je ne crois pas que Dieu soit nuancé… Dieu est Lumière et en lui, il n’y a pas de place pour les ténèbres.

Nous vivons dans un monde ténébreux ou l’illusion de vivre est perpétuée par Satan(Je sais, je sais, encore Satan, encore le Diable, mais il faut en parler parce qu’il existe et il veut nous perdre.) Nous ne voyons pas l’ampleur du combat qui existe entre le bien et le mal et nos petites souffrances ne nous indique que très vaguement les dommages causés par la rébellion du prince de l’enfer a l’endroit de nos âmes. Il veut empêcher Dieu d’habiter notre cœur et il y parvient assez souvent quand même. Il vient prendre toute la place sous différentes formes. On l’appelle Jalousie, orgueil, mensonge, débauche, adultère, etc… On l’appelle Satan le Diable, l’opposant, le calomniateur et il habite notre monde en permanence.

Il est évident qu’il tente par tous les moyens de détruire la charité en nous mais nous avons toujours le choix d’accepter ce retournement de notre cœur ou de le refuser.

Dans notre monde remplis d’iniquités il est important de prendre conscience que la consommation excessive de seulement un tiers de la population empêche les deux tiers de vivre décemment et le Jeu du malin c’est de nous faire croire que nous ne pouvons rien faire à grande échelle. C’est vrai quoi, comment je peux régler le problème de la guerre ou de la faim dans le monde, comment pourrais-je distribuer de mon superflus a des milliers de kilomètres de moi et faire la différence au niveau planétaire? C’est impossible!

Par contre, je peux faire toute la différence dans la vie des gens qui m’entourent, je peux recycler mes déchets, faire du composte pour nourrir la terre, manger mes restants au lieu de les jeter, cuisiner, utiliser une partie de mes revenus pour faire du bien aux autres, je peux repriser mes vêtements et donner aux organismes de charité ceux que je ne porte plus, je peux demeurer sobre dans ma façon de vivre et permettre à mon prochain de bénéficier de ce qui me reste en surplus. Je peux faire tout ca et encore plus mais pour ca, je dois faire une croix sur certaines choses qui me font bien paraître.

Petite tranche de vie

Nous avons quatre enfants et un mode de vie traditionnelle Mère au foyer. Ma conjointe, bien que souffrant de polyarthrite, s’occupe des quatre enfants a temps plein. Quand tous auront atteint l’age scolaire, elle recommencera à travailler afin de m’aider a payer les factures mais pour l’instant, nous avons le nécessaire et pour tout le reste, il y’a Mastercard. Nous recyclons nos déchets, nous compostons nos restants, nous n’avons qu’une seule voiture(Un seul revenu, une seule voiture!), une maison modeste, nous usons nos vêtements et transférons le linge des plus vieux aux plus jeunes, nous achetons toujours les spéciaux et donnons de notre nécessaire aux gens qui en ont besoin… Nous ne changeons rien a grande échelle mais notre mode de vie permet de faire une différence a petite échelle.

Quelquefois, je me met a rêver a un monde ou le partage est inné, ou l’amour est le plus fort et j’aperçois le royaume de Dieu dans toute sa splendeur.

Les Éclopés, les tout croches, ceux qui nous répugnent et ceux qu’on voudrait rejeter sont autant de mendiants de Dieu que nous côtoyons chaque jour et il ne faut pas oublier que ce sont eux qui paraîtront devant le tribunal de Dieu pour nous justifier ou nous condamner


Jean-Christian

7/16/2009

Nos actes manqués

Je suis parfois sceptique et je doute de l’efficacité de mon action. Je vois d’avantage mes limites que mes atouts et je paralyse. Je me répète souvent : Moi je ne sais pas faire ca, moi je ne suis pas capable.

Il me faut bien admettre que je ne suis pas fait pour tout ni pour tout faire. Je n’ai pas tous les talents du monde et c’est tant mieux. Mais j’ai mes forces a moi, mon arsenal a moi, ma manière propre, mes élans personnels, mes ressources privilégiés. C’est un peu tout ca que j’appelle mon charisme personnel qui est différent de celui des autres.

Mon charisme, c’est ce qui fait que j’accroche, que j’influence, que je transforme quelque chose de ce que je touche. Je n’ai pas besoin d’etre un chef. Mon charisme en impose plus qu’il ne s’impose. C’est très différent.

Le leader Chrétien, c’est celui qui, a cause de ce qu’il est et du charisme qui rayonne de sa personne, influence, entraine, gagne, convainc, fait tomber les résistances. Et ce, pas par des exploits, ni par des acrobaties, ni par des manipulations mais simplement par ce qui, chez lui, respire la vérité, la liberté, la joie.

Le leader, c’est celui qui motive les autres, qui donne envie d’embarquer, qui se fait solidaire.

Même si il m’est arrivé de douter de mes capacité a accomplir des taches que Dieu m’a confié par le passé, je crois qu’il est important que j’ose et que je ne demeure pas paralysé par la peur de l’inconnu.

Pendant plus de dix ans, j’ai cherché un Dieu que je croyais, incompréhensible, intouchable, lointain, silencieux, mystique, détaché. Je le voyais la bas inatteignable dans sa grandeur… Un Dieu de règles strictes a qui il fallait obéir, un juge inflexible qui exige la soumission totale. Le Dieu des religions. Celui qu’on nous présente dans les livres.

Il y’a environ cinq ans, j’ai vécu une grande révolte face a la vie. Un Mariage qui n’a duré que quelques semaines, deux enfants abandonné a ma seule charge par leurs mères, une vie qui bascule vers l’inconnu, un poids énorme qui tombait sur mes épaules trop fragiles pour tout supporter seul. Je lui en voulais a lui, l’etre suprême, de m’avoir laissé tomber, moi qui l’avait tant cherché, moi qui avait tant voulu le connaître, lui, le grand manitou de l’univers. Et au fond de moi, une petite voix commençait a dire : Occupe toi de moi Jean-Christian. S’il te plais, occupe toi de moi.

C’est a ce moment qu’il a fallu que je me regarde plus en profondeur, que je cherche mes forces et que je tente de m’en servir pour m’en sortir. L’heure n’était plus aux exploits mais a toute les petites choses qui pourraient faire la différence dans ma vie et celle de mes enfants. Toute ma vie était en l’air et je n’avais plus de repères. Que ce soit les Témoins de Jéhovah, les Baptistes, les mennonites, personne n’avait plus de réponses a me donner. A la limite, je pouvais sentir le poids du blâme qui tombais sur moi. Si Dieu m’avait abandonné, c’était surement parce que j’étais un plus grand pêcheur que les autres, que je ne méritais pas sa grâce. Si Dieu m’avait abandonné! Ces mots résonnent encore dans ma tête et la douleur que j’ai ressenti est encore palpable

Mes prières ne ressemblaient plus qu’a une douleur exprimée par la colère. Je l’ai maudit de demeurer silencieux face a mon désespoir, de me laisser la, seul, sans ressources ni recours.

Au fond de moi, une petite voix me disait De plus en plus fort : Occupe toi de moi Jean-Christian. Occupe toi de moi.

Quand j’ai commencé a faire l’inventaire de mes qualités, j’avais la ferme impression que mes atouts n’étaient en fait que des faiblesses. Ma Générosité, ma gentillesse, mon intelligence, ma compréhension de l’autre, ma douceur, ma serviabilité, mon souci des autres n’étaient pour moi que des écueils ou je me prenait les pieds constamment. Des faiblesses utilisés par les autres pour abuser de moi et me manipuler. Je ne faisais pas la différence entre mes atouts et ce que je faisais de mes atouts et au fond de moi, une petite voix me disait sans cesse : Occupe toi de moi, j’ai besoin de toi.

Je lisais beaucoup la bible a cette époque, je croyais y trouver des réponses précises a mes questions, un mode d’emplois de la vie qui m’aurait évité de vivre une détresse encore plus profonde. J’ai décidé de cesser de farfouiller de gauche a droite et de la relire en entier a partir du début. Peut-etre que j’avais manqué le passage clef pour réussir ma vie.

J’avais une carrière montante et je cumulais promotions par dessus promotions mais j’avais de plus en plus de difficulté a combiner mon nouveau rôle de père monoparental et mon travail. Mes journées commençaient a 6 :00Hr le matin et finissaient a 9 :00Hr le soir. Mes enfants passaient plus de douze heures a la garderie et le temps que nous passions ensemble étaient tellement court que nous arrivions a peine a faire l’essentiel. Bain, repas, Dodo.

Je me souviens d’une journée ou je revenais de travailler. j’étais dans ma voiture, J’étais épuisé, je pleurais, je ne savais plus ou donner de la tête et j’avais l’impression que je ne m’en sortirais pas.

Un rayon de Soleil est venu frapper mon visage et j’ai regardé le ciel. C’était un ciel tout bleu et devant moi, le soleil brillait de tout son éclat. Occupe toi de moi Jean-Christian! Je pensais a mes deux petites filles, je pleurait, et je me demandais qu’est-ce que je pouvais faire de plus…

A cet instant, je m’en rappellerai toujours, j’ai senti la présence de Dieu. La je parle pas de sensation physique mais d’un sentiment de plénitude qui m’a remplis d’un seul coup et qui est venu me consoler.

J’ai pris une décision. Je ne pouvais plus continuer comme ca, je n’allais pas survivre. Je devais arrêter et souffler un peu mais comment?

Toute la soirée, j’ai réfléchi, j’ai encore réfléchi, je n’ai pas dormi. Je regardais mes puces qui dormaient et je me suis dit que je serais prêt a tout sacrifier pour elles. Même ma vie.

Le lendemain, sans savoir ce qui m’attendais, je suis entré dans le bureau de mon patron et je lui ai annoncé que je quittais la compagnie. J’ai dis la vérité a mon patron des 12 dernières années qui restait la, bouchebé avec la bouche ouverte. Je lui ai dis que si il voulait, je pouvais m’occuper de mes clients a la maison mais que je ne pourrais plus me déplacer a ses bureaux parce que je devais d’abord m’occuper de mes enfants.

Je ne le savais pas a ce moment mais je venais d’accomplir mon premier acte conscient de Leader Chrétien. J’avais choisi de m’occuper de ce que Dieu m’avais confié et même si j’avais peur de demain, j’avais la certitude que c’était ce que Dieu voulait.

La première année a été difficile. Ajustements par dessus ajustements, changements par dessus changements. Puis, les choses se sont calmées a la maison, la routine s’est installé et la paix est revenu dans mon esprit.

Comme les coups dur n’arrivent jamais seuls, ma mère m’a appris qu’elle avait un cancer et que ce Cancer était agressif.

Mes parents se sont divorcé quand j’avais 13 ans et ma mère a déménagé loin de nous. Toute ma vie, j’ai eu l’impression d’avoir été abandonné et la, ma mère se met a m’appeler tout les jours. Pas pour savoir comment je vais mais pour me parler d’elle, de sa maladie, de ses souffrances, etc… Je ne comprenais pas pourquoi Dieu m’envoyais ca en plus… Est-ce que j’avais besoin de ce fardeau, est-ce que tout ca était nécessaire? J’avais perdu ma mère une fois, et la, je la voyais partir a nouveau et au fond de moi, une petite voix chuchotais : Occupe toi de moi Jean-Christian.

J’avais choisi de l’aider et j’ai commencé a lui parler de Dieu. Je lui ai donné une bible, des prières, des médailles, je voulais mettre Dieu dans sa vie avant qu’elle ne passe de l’autre coté. Je rencontrais seulement de l’opposition. Ma mère connaissait mes croyances et elle ne voulait rien savoir de ca. Elle était matérialiste, égoïste, a la limite, je dirais que je ne me suis jamais reconnu en elle et c’est Triste parce que j’en ai souffert pendant des années. J’avais un pardon a faire et j’en étais incapable.

Après avoir lancé cette énorme pierre dans le panier des pardons, j’ai décidé d’aller voir maman chez elle. J’ai décidé de ne pas lui parler de Dieu ou de toutes ces connaissances qui me rendais parfois condescendant. J’ai décidé de lui demander pardon. Pardon de ne pas l’avoir compris, pardon de l’avoir jugé, pardon de n’avoir pas vu sa souffrance ou toute ces raisons qui l’avait poussé a agir ainsi pendant des années.

Pour la première fois, j’avais l’impression qu’elle m’écoutait vraiment, les larmes se sont mises a couler et je l’ai serré dans mes bras et la, Dieu m’a fait un cadeau. Maman a murmuré a mon oreille : Je te demande pardon Jean-Christian. Tout ce que j’avais souffert pendant des années venait de s’envoler avec ces quelques mots : Je te demande Pardon.

Je crois que c’est a ce moment que je suis devenu un leader Chrétien pour ma mère. Fini les grands discours, fini de s’enfarger dans les fleurs du tapis, Juste un Je te demande pardon et nous avions régler une vie entière sans grands discours.

Au moment ou ma maman est décédé, j’ai compris une autre chose. Seul Dieu peut décider du moment de la conversion. Seul Dieu Sait. Il faut lui faire confiance et de la confiance j’en manquais. Comme maman ne s’étais jamais soucié de Dieu Je croyais que Dieu allait laisser maman seule dans sa misère jusqu'à la mort mais plus l’état de maman s’aggravait, plus elle me parlait de Dieu, priais, plus elle s’est mise a croire en lui. A lui remettre son fardeau et a s’abandonner dans ses bras. Elle avait peur c’est évident et Dieu a réussi a entrer dans son cœur a ce moment seulement.

Maintenant, je sais que Dieu ne veux perdre personne et que son amour pardonne les pires infamies. J’ai perdu ma maman mais j’ai encore appris que pour etre un leader, il fallait que je fasse confiance a Dieu.

Un peu plus tôt, je vous ai parlé de la bible, de ma recherche de Dieu et des ses caractéristiques. J’ai passé plus de dix ans a étudier la bible parce que je voulais savoir, je voulais devenir un leader Chrétien, quelqu’un qui sait. A la limite, je m’enorgueillissait de mes connaissances et je ne le voyait pas vraiment quand il s’adressait a moi.

Je le voyais dans le ciel, ou sur la croix, je le voyais ailleurs. Mon travail, mes enfants, ma mère, c’était Dieu qui me parlait et je ne l’écoutais pas jusqu'à ce que je commence a l’écouter a travers l’autre et a ce moment, j’ai compris une autre parole de Jésus : Tout ce que vous aurez fait a l’un de ces plus petits de mes frères, c’est a moi que vous l’aurez fait.

On m’aurait demandé de définir le mot Leader il y’a 5 ans a peine et ma définition aurait été tout autre. Aujourd’hui, je me rends compte que je suis plus utile a Dieu quand je suis au service des autres que quand je veux dominer. Le mot leader prends tout son sens pour moi parce qu’il implique que je pose des gestes concrets envers les autres par amour seulement.

Depuis que la petite voix avait commencé a dire : Occupe toi de moi, de plus en plus d’évènement se bousculaient dans ma vie et je commençais a réaliser que Dieu ne voulait pas seulement utiliser mes talents dans de rares occasions mais qu’il voulait utiliser mon charisme, mes forces, a tous les jours de ma vie.

Je ne croyais plus vraiment aux religions avec leurs grands discours interminables et leurs mode de vie tout tracé d’avance mais j’avais besoin de sentir la présence de Dieu dans ma vie.

Je me suis donc remis a lire et je suis tombé sur un passage ou Jésus disait : La vrai religion c’est de s’occuper des pauvres, des veuves, des opprimés et des orphelins. Wow! Tout un contraste avec ce qu’on m’avait enseigné! Dieu me disait : Ne perds pas ton temps a convertir les autres mais essaie plutôt de les aider.

Avant, quand j’allais dans une église, je m’attendais a recevoir. Après tout, c’était la Job du prêtre de me donner ce que j’avais besoin pour que j’aie envie de revenir la semaine suivante. Après avoir mijoter ces paroles de Jésus, je me suis dis que l’église Catholique était bien en peine ces dernières années et j’ai décidé de m’impliquer plutôt que de critiquer. Je suis allé voir le curé de la paroisse et je lui ai demandé comment je pouvais l’aider. J’ai commencé a accueillir les gens le dimanche. Juste un bonjour, ca vas! Au début, je ne connaissait que quelques visages, l’influence que j’exerçais dans cette petite église le dimanche était très petite mais je sentais que Dieu m’appelais a persévérer et a continuer de dire aux gens que je les aiment et que je suis content de les voir. Le mot église commençait a se transformer pour moi. L’église ce n’étais plus le bâtiment, ce n’étais plus le curé mais c’était tout ces gens qui arrivaient avec leurs bagages de vie, leur foi, leurs fardeaux et leurs misères. Je m’étais donné comme objectif d’accueillir seulement une personne nouvelle a chaque semaine. Une seule. Aujourd’hui, après deux ans dans cette petite église, je me rends compte que Dieu ne m’a pas mis un grand fardeau sur les épaules mais qu’il m’a donné plus d’une centaine de personnes qui, aujourd’hui, ce soucie de moi autant que je peux me soucier d’eux. J’ai juste voulu servir et Dieu s’est chargé du reste. Il m’a donné bien plus que je ne l’aurait espéré. Tout le concept du Leader, du vrai leader commence par la soumission a Dieu et aux autres.

Les grands discours n’auraient servi a rien mais les petits geste qui s’accumulent les uns sur les autres m’ont permis de mieux comprendre cette petite voix qui ne cesse de répéter : Occupe-toi de moi Jean-Christian.

J’avais enfin mis mon habit et j’étais prêt a travailler pour Dieu a temps plein.

J’étais seul a l’époque et je croyais que je passerais le reste de ma vie seul. Toute les femmes que je rencontraient n’entraient jamais dans ma vie pour très longtemps et je trouvais que personne ne me comprenais.

Je me répétais constamment que ce n’étais pas juste et dans ma tête, la petite voix me disait maintenant quelque chose de nouveau. Elle me disait : Occupe-toi de mes affaires et je m’occuperai des tiennes.

Je me suis arrêté et je me suis demandé quels étaient mes champs d’influences, et j’ai réalisé que j’étais bien avec les gens. J’avais de la facilité a les rendre a l’aise, a les faire sourire, a les faire parler et se confier. J’ai décidé de commencer a faire du bénévolat ailleurs qu’a l’église. J’ai appelé plein d’organisme communautaires et j’ai attendu les retours d’appels. Ca rappelais pas vite et je me suis mis a croire que les organismes de la région n’avaient pas besoin de bénévoles…

Le téléphone sonne et c’est un organisme de la région qui m’offre une entrevue. Je me déplace dans la meme journée et je rencontre l’intervenante…Ouf! La femme de mes rêves!!! Non ca se peux pas, la je regarde le ciel pis dans ma tête, j’ai eu l’impression de voir Dieu sourire. Je te l’avais dis que je m’occuperais de toi! Le fait d’avoir rencontré celle qui partage ma vie aujourd’hui m’a permis de m’occuper encore plus des affaires de Dieu. J’ai commencé a donner a manger aux enfants d’une école de ma région, a m’impliquer dans toute sorte de petite chose qui pouvaient aider les gens autour de moi. Puis, c’est Dieu qui a commencé a m’envoyer des gens. Des couples qui n’allaient pas bien, des enfants qui ne mangeaient pas a leur faim, des amis a aider financièrement, des dépressifs qui ont besoin de sentir qu’on les aiment.

Ma conjointe est très humaine, un peu comme moi. A un moment donné, el m’a fait remarqué : Cou donc, c’est juste des éclopés qu’on a autour de nous pis quand ca vas bien, on ne les vois plus.

Sur le coup, ca m’a un peu bouleversé mais en y réfléchissant un peu plus, et en me rappelant cette petite voix dans ma tête, j’ai vite compris que c’était ca s’occuper des affaires de Dieu. Quand j’ai réglé une chose, il m’en libère et me donne autre chose a régler. Il n’y a pas de fin a l’histoire et tant que je vivrai, ca ne changera pas.

Dans les textes que je lie, Il y’a quelques exemples de leader et celle qui m’a le plus marqué, c’est mère Thérésa. J’ai d’ailleurs vu le film de sa vie et cette femme, sans charme apparent, n’a fait que s’occuper des choses et des gens que Dieu lui confiait. Elle a côtoyé la mort et la maladie toute sa vie sans jamais rien attraper, elle a aimé les plus pauvres et Dieu s’est occupé d’elle pendant plus de 80 ans avant de la rappeler a lui. Cette petite femme était un Vrai Leader.

Je ne crois pas que j’aie a faire comme elle pour etre aimé de Dieu mais je crois que je dois, tout comme elle, m’occuper des petites choses que Dieu me confie. Ma conjointe, mes parents, mes enfants, mes amis, les autres. Voila ce que Dieu me demande de faire sans juger mais en comprenant la situation de chacun et en ayant toujours un préjugé favorable a l’égard des gens que Dieu me confie.

Pourquoi perdre mon temps a critiquer les autres, si Dieu me les confie, c’est qu’il juge que j’ai un rayon d’espoir a mettre dans leur vie.

Je ne crois pas que ce que je fais vas changer la façon dont le monde tourne et je n’ai même pas la prétention de vouloir le faire. Tous ce que je fais par contre change ma vie et celle des gens qui m’entourent voila ou m’amène mes préjugés favorables. Je peux faire quelque chose et je le fais. Ca m’empêche de tomber dans l’immobilisme et de m’apitoyer sur mon sort.

Quand je regarde ce que les gens font et ce en quoi ils croient, je réalise qu’il n’est pas facile d’être leader si je ne met pas Jésus au centre de mon existence. Au début j’ai eu peur parce que je voyais ca comme la destruction de ma personnalité. J’ai pensé que Dieu voulait que je devienne une autre personne. Pourtant, n’est-ce pas lui qui avait dis que nous étions la plus belle de ses créations? Puis, au fil du temps, j’ai compris qu’il ne voulait pas que je devienne quelqu’un d’autre mais qu’il voulait que je devienne 100% de ce que je suis vraiment. Un, entier, tout a lui et tout aux autres. Il voulait que je développe mes talents et que je les mette au service des autres.

Quand on m’a demandé d’écrire ce texte, on m’a demandé d’être moi, de parler de moi, de ma vie, de mes expériences, de ce qui fait de moi un leader Aujourd’hui.

J’ai passé beaucoup plus de temps a réfléchir que j’ai passé de temps a écrire. J’ai réfléchis pendant plus de 6 Semaines et j’ai écris pendant quelques heures seulement.

Nous voilà maintenant a deux semaines du moment ou je devrai livrer ce message et il me semble que je pourrais écrire beaucoup plus que je ne l’ai fait. Dieu m’a ouvert les yeux sur moi, ce que je suis, ce que je fais, ce que je génère grâce a lui.

Ma conjointe riait il y’a deux semaines parce que nous avons eu un appel de quelqu’un qu’on ne vois pas très souvent et quand j’ai raccroché, je lui ai dis : Bon, je dois aller l’aider. Elle m’a dis : Je le sais parce que Dieu nous envoie seulement des éclopés.

Ces six semaines n’ont pas changé juste moi et c’est ce qui est encore plus merveilleux. Ma conjointe aussi a bénéficié de ces changements et Dieu a travaillé dans sa vie autant que dans la mienne. C’est la que je me rends compte que mes comportements, mes attitudes, mes actions directes font toute la différence dans ma vie et celle des autres. C’est ca etre leader.

Étant maintenant conscient de mon impact sur l’autre, je dois m’évertuer a continuer sur ce chemin et c’est ce que je fais de plus en plus.

La semaine drnière, j’ai eu une prise de Bec avec ma conjointe. Étant convaincu que mes motifs sont louables et remplis de charité, je ne voulais pas cesser d’argumenter avec elle et la situation s’enflammait de plus en plus. J’ai raison!! Y’a pas a en sortir, j’ai raison et c’est tout. Je sors pour une heure et je réfléchis a la situation que je vis. C’est beaucoup plus difficile quand ca me touche directement que quand ca concerne les autres.

La, je partage avec un groupe d’amis pis tout a coup, je vois la situation devenir complètement ridicule. Moi qui es si rapide pour trouver toute sorte de solutions, je n’avais pas vu ca.

A travers la jalousie exprimée par ma conjointe, je n’avais pas décelé toute son insécurité, je n’avais pas vu son cri du cœur qui me demandais seulement d’être réconforté. Je voyais bien ce que je voulais voir, J’avais raison et c’était tout. Enfin, je suis revenu a la maison avec le désir de m’excuser pour mon attitude envers elle et la Dieu m’a offert un cadeau. Quand je suis entré dans la maison, c’était calme et ma conjointe était déjà couché. Je suis allé la voir et au moment ou j’allais lui parler, elle m’a pris dans ses bras et elle m’a dis : Je m’excuse.

Juste ces quelques mots prononcés tout doucement et voilà que tout est oublié. Dieu agis aussi dans les gens qui m’entourent pour mon profit et ca fais de moi un meilleur leader.

Je repense a la douceur de Jésus qui écoutais les autres et qui leur redonnait un peu de dignité a travers des paroles réconfortantes. Aujourd’hui la science tente de réfuter tous ce qui peut tenir de l’intangible, du miracle et de l’inconnu mais pour moi, ca ne change en rien le portrait que Jésus m’a laissé par ses actions. Je ne regarde pas les miracles, ni les actions qu’il a accomplis et qui étaient extra-ordinaires mais je regarde plutôt la douceur de son regard pour les éclopés, et ces paroles réconfortantes qu’il disaient aux gens qui étaient rejetés par la société d’autrefois. Des mots comme : Personne ne t’a condamné, je ne te condamne pas non plus. Ou : vas, tes péchés sont pardonnés. Ce sont la les plus grands miracles qu’il a accomplis parce qu’il a redonné a ces gens le gout de vivre, d’aimer et d’etre aimé. Je m’en fous qu’on pense que Jésus aie eu une femme, des frères, qu’il ne soit pas né d’une vierge ou qu’il n’aie pas changé l’eau en vin, pour moi ca ne change rien au message. Son message est beaucoup plus profond que ca et procure une transformation de l’etre touché par lui.

Je ne peux pas faire de miracles et si il fallait que je le puisse pour etre un leader, je serais bien mal pris parce que je ne redonne pas la vue aux aveugles, je ne ressuscite personne et je ne change surtout pas l’eau en vin mais je peux, par mes actions de tout les jours, transformer des vies et c’est la le plus grand miracle que Jésus a accomplis du temps de son ministère sur la terre, celui qu’il me demande d’accomplir a tout les jours de ma vie

C’est avec cette vérité que j’alimente mon désir de toujours courir avec Jésus parce que les plus grands miracles se font a l’intérieur de nous et j’ai pu voir plusieurs miracles déjà. Je dirais même que j’ai fais des miracles quand j’ai choisi d’agir comme Jésus.

Quand Jésus est venu sur la terre, c’était afin de me présenter un modèle tangible que je peux suivre et imiter. Il ne m’a pas promis l’impossible mais il m’a donné l’espoir. Il m’a aimé le premier pour que j’apprenne a aimer.

je n’ai absolument aucune idée de ce qui se passera au moment de ma mort. Y’aura-t-il les anges, la ville lumière, vais-je récupérer mon corps ou non. Est-ce que je serai transformé??? Autant de questions auquel je n’ai aucune réponse.

J’ai fouillé, croyez-moi! Et je n’ai trouvé aucune réponse qui vaille la peine d’etre mentionné ici. Au début, ce me décourageais… Maintenant, ca me réconforte. Dieu me dis : Jean-Christian, ne te soucie pas de demain, c’est aujourd’hui que j’ai besoin de toi. C’est aujourd’hui que tu peux faire toute la différence, pas quand tu seras mort mais aujourd’hui.

Et la petite voix continue de me dire sans cesse : Occupe toi de moi Jean-Christian. Occupe toi de moi.

Encore aujourd’hui, Je me lève a 5 :30Hr le mardi et le vendredi pour aller nourrir des enfants dans une école de Saint-Lin, je m’occupe de l’église de La plaine a temps plein le Dimanche, je reçois et écoute beaucoup de gens qui ont besoin de parler j’ai deux emplois afin que ma conjointe puisse demeurer a la maison avec les enfants, mes journées finissent rarement avant 10 :00Hr le soir et quand j’ai une minute a moi, Dieu se charge de mettre quelqu’un sur ma route.

Certains se plaindrais de n’avoir pas le temps de souffler un peu mais moi, je rends grâce a Dieu de me confier tant de gens pour que j’en prenne soin. Je rends grâce a Dieu pour la force qui m’habite et la santé que j’ai malgré mes excès. Je rends grâce a Dieu et le remercie constamment de m’utiliser dans la réalisation de ses projets.

Je peux sentir sa présence, voir l’effet qu’il génère dans la vie des autres, m’attacher a lui et faire en sorte que ma foi devienne presque de la connaissance. je n’ai jamais vu Dieu ou Jésus, je n’ai pas eu d’apparitions d’anges non plus et les esprits ne me parlent pas dans mes rêves mais comme le vent qui souffle, comme le soleil qui réchauffe, comme la neige qui annonce la venu de l’hiver a chaque année, je peux savoir qu’il est la tout près de moi et qu’il me souris a chaque fois que je m’occupe de ses affaires.

Il m’a fallu plus de 27 ans avant de percevoir la volonté de dieu dans ma vie, d’autres n’en prendrons que dix, d’autres 60 mais il n’est jamais trop tard pour se mettre au service de Dieu et commencer a marcher avec lui.

C’est aujourd’hui que le seigneur m’appelle et il veut seulement que je lui dise Oui! Personne d’autre que moi ne peut accomplir ce que Dieu me demande a moi et si je ne réponds pas, il ne se tannera jamais de frapper a la porte parce qu’il ne s’essouffle pas.

Je ne peux pas accomplir ce a quoi Dieu vous appelle parce que Dieu veut se servir de vous comme il se sert de moi avec vos talents, vos forces, vos craintes, vos espoirs. Sans doute très différent de moi mais complémentaire a moi, a nous, car nous sommes tous ses enfants et il veut que nous développions un esprit de corps et d’unité. Je dois vous accepter tel que vous vous présentez a moi, vous aimer avec tout ce que vous êtes sans vous juger et espérer que Dieu saura faire la même chose avec vous afin que nous puissions tous dire ensemble

Ici, maintenant, pour bâtir un monde meilleur qui respire la joie, l’amour et la compassion.

tous mes actes manqués ne sont que le reflet de la miséricorde de Dieu pour moi.

Je souhaite que vous vous rappeliez que Dieu ne vous aimes pas parce que vous êtes les meilleurs mais parce que vous êtes ses enfants a travers tous vos actes manqués.

Je vous aimes et a travers vous, Dieu se dévoile encore une fois a moi.

Merci.

Jean-Christian